vendredi 4 mai 2012

Verdi - La Traviata

La Traviata de Verdi chantée par la bellissime cantatrice russe Anna Nebretko et le ténor mexicain Roberto Villazon. Le décor est moderne et minimaliste mais l'histoire de la courtisane qui brûle ses vaisseaux est intemporelle n'est-ce pas ? L'orchestre est dirigé par Carlo Rizzi. La prise de son est juste parfaite.
La Traviata (la dévoyée) est un opéra en trois actes de Giuseppe Verdi d'après le roman d'Alexandre Dumas filsLa Dame aux camélias (1848).


L’action se déroule à Paris et dans ses environs autour de 1850 (en août pour le premier acte, janvier pour le second et février pour le troisième).
Alfredo Germont, jeune homme de bonne famille, tombe éperdument amoureux d’une courtisane, Violetta, lors d’un dîner chez des amis communs. Par amour, Violetta délaisse totalement ses nombreux amants pour vivre une folle passion avec Alfredo, mais c’est sans compter sur le père moralisateur d’Alfredo, qui la persuade au nom de la conception bourgeoise de la moralité d'abandonner son fils. Violetta écrit alors une lettre de rupture à Alfredo sans expliquer les réelles raisons de leur séparation, rendant Alfredo fou furieux. La maladie dont elle était atteinte réapparaît, et c'est seule en compagnie de sa fidèle camériste que Violetta se meurt. Par une lettre de son père, Alfredo apprend qu’elle n’a jamais cessé de l’aimer et que le responsable de leur séparation n’est autre que son père. Furieux et repentant, il accourt auprès de Violetta, mais trop tard : rongée par la phtisie, Violetta meurt dans ses bras.

Acte I

Le prélude instaure le climat tragique et inexorable de la pièce. Le rideau se lève sur une chambre d'un hôtel parisien. Pour oublier sa maladie, Violetta Valery, une demi-mondaine, donne une fête. Tous ses amis sont réunis autour d'elle, y compris son amant en titre, le baron Douphol. Au cours de cette fête, Gaston lui présente un de ses amis, Alfredo Germont. Après que tous les invités, guidés par Alfredo, ont porté un toast (le fameux « Libiamo ne' lieti calici »), celui-ci déclare sa flamme à Violetta, qui lors d'un duo entre les deux protagonistes (le « un di, felice, eterea ») se laisse prendre au jeu de l'amour après y avoir renoncé…

Tous deux vont s'installer à la campagne et partagent un bonheur parfait lorsque Alfredo apprend par Annina, la femme de chambre, que Violetta dilapide ses propres biens pour l'entretien du ménage. Il part alors à Paris honorer les dettes de Violetta.

Acte II

Restée seule, Violetta reçoit la visite du père d'Alfredo, Giorgio Germont. Celui-ci lui reproche cette union qui déshonore sa famille. Il l'accuse de dilapider les biens d'Alfredo, elle lui tend une lettre lui prouvant le contraire. Il évoque alors sa fille, fiancée à un homme dont la famille refuse de consentir au mariage tant qu'Alfredo vivra avec Violetta. Il joue ainsi sur la corde sensible de Violetta, ajoutant que sa liaison avec Alfredo n'aura qu'un temps puisqu'elle ne pourra être bénie par le mariage. Il lui demande donc de renoncer à cette liaison. Cédant à ses supplications, Violetta écrit une lettre de rupture à Alfredo et part à la fête de Flora, son amie, à Paris.

Lors d'une réception donnée par Flora, Alfredo arrive seul ; Violetta, quant à elle, arrive au bras du Baron Douphol. Après une partie de jeu où il gagne, Alfredo appelle les invités et déclare qu'il veut, devant témoin, rembourser à Violetta l'argent qu'elle a dépensé pour lui. Il jette ses gains de jeu aux pieds de Violetta ; les invités sont scandalisés par son attitude, tout comme son père qui vient d'arriver et le lui fait savoir devant toute l'assistance.

Acte III


Violetta est gravement malade, et ses jours sont comptés... Elle est dans son appartement parisien, soignée par Annina. Elle lit et relit la Lettre de Giorgio Germont, espoir de l'amour retrouvé. Germont avoue dans cette lettre qu'il a raconté toute la vérité à Alfredo et que ce dernier va venir la voir. Sept scènes où l'on assiste à l'agonie de Violetta. Visite du docteur Granville (scène II), le Carnaval dans les rues deParis (scène III), la lettre de Giorgio et d'Alfredo, seule lueur d'espoir (scène IV), l'annonce de la venue d'Alfredo (scène V), l'amour retrouvé (scène VI), puis Violetta annonce elle même la fin à Alfredo : « Si tu ne m'as pas sauvée par ton retour, nul au monde n'en aura le pouvoir ». Et elle meurt.

Bach - Suites pour violoncelle - Jean-Guihen Querays

Les suites pour violoncelle de Bach jouées par Jean-Guihen Querays sur un instrument de Gioffredo Cappa de 1696. Une interprétation de référence.


LE MAKING OFF L'ENREGISTREMENT


Le six suites : La prise de son est extraordinairement claire et le violoncelle sonne divinement bien :



Allez au prélude de la suite n°3 à 35'21 vous verrez ça respire c'est rythmé, on ne s'ennuie pas. La meilleure version que je connaisse.

Le Prélude de la première suite joué par Pablo Casals, une référence il y a 20 ans. Là où Queyras est léger rythmé, aérien, Casals est lourd, pâteux, ennuyeux. Oui je sais les moyens techniques ne sont plus les mêmes...

Cordes pincées

Ma playlist Youtube de musiques pour les cordes pincées (luth et guitare)

Michel Onfray : Pourquoi lire Epicure, Schopenhauer, Nietzsche ?




A 1'48"" Michel Onfray indexe les athées chrétiens ceux qui ne croient pas en Dieu mais qui reprennent la totalité des valeurs chrétiennes comme celle de l'amour sans condition de son prochain et qui tendent la joue gauche quand on leur soufflette la joue droite.

A 23'51"Michel Onfray explique pourquoi on doit encore lire aujourd'hui des auteurs existentiels tels Epicure, Lucrèce, Montaigne, Schopenhauer, Spinoza, Nietszche et Michel Onfray. Réponse : à mieux vivre puisque la philosophie aide à donner du sens à sa vie.

Michel Onfray - Le manifeste hédoniste - Préambule


Le préambule du "Manifeste hédoniste" de Michel Onfray paru en avril 2011, à la fois profession de foi et  "digest" de sa démarche philosophique.

"Dans la guerre qui a jadis opposé le matérialisme et l'idéalisme, les penseurs de l'ici-bas et les rêveurs de l'au-delà, les «amis de la terre» et les «amis du ciel» (pour le dire dans le vocabulaire de Platon, le grand gagnant ...), la philosophie hédoniste gît du côté des vaincus ! Il y eut, très tôt, un moment symbolique et fondateur de ce conflit perpétuel : Platon eut un jour envie d'un immense autodafé avec les œuvres complètes de son contemporain Démocrite, philosophe matérialiste, sensualiste, hédoniste, penseur de la raison pure et de la causalité rationnelle. Des amis lucides lui firent savoir que le philosophe qu'on dit présocratique (mais qu'est-ce qu'un présocratique qui survit quarante ans à la mort d'un philosophe, Socrate en l'occurrence, qu'il est censé précéder ?) avait trop écrit, trop publié, que son oeuvre était partout et qu'un bûcher n'aurait jamais raison de cette oeuvre magnifique parce que libératrice.