samedi 16 août 2014

Choses à savoir sur l'islam

1) Le mot "islam" signifie "soumission".

2) La révélation des 114 sourates (chapitres) du Coran s'est faite sur une période de 23 ans (certaines sources parlent de 22 ans), dont 13 à la Mecque et 10 à Médine. Les versets du Coran, transmis d'abord oralement puis par écrit, n'ont été assemblés que 40 ans environ après la mort de Muhammad (Mahomet).

Être juif, chrétien, musulman

L’objet de cet article est de comprendre ce qui définit le fait d’être juif, chrétien, ou musulman et de voir les conséquences de ces principes d’adhésion.


1 - Le peuple juif

Être juif c’est appartenir au peuple juif. Ce peuple voit son origine dans une Alliance entre Dieu et Abraham, il a autrement dit une origine religieuse. Néanmoins la judéité d’une personne ne dépend pas de sa fidélité à cette Alliance, mais de son appartenance ethnique au peuple juif.

On peut être juif et athée, à l’instar du philosophe Alain Finkielkraut, ou être juif tout en étant d’une autre religion comme l’ancien archevêque de Paris, le cardinal Jean-Marie Lustiger, qui bien qu’étant un évêque de l’Église catholique romaine, n’en est pas moins resté juif.

L’antisémitisme peut donc être considéré comme une forme de racisme étant donné que les juifs constituent un peuple au sens ethnique du terme.

Le judaïsme n’est pas prosélyte, c'est-à-dire qu’il ne cherche pas à convertir les autres. Néanmoins, certaines personnes, peu nombreuses, se convertissent au judaïsme. Cette conversion d’abord religieuse implique l’intégration et l’assimilation de ces convertis au sein du peuple juif.

Le pendule

1 - Les deux référentiels

Les croyants appartenant à une religion, sont écartelés entre deux référentiels : d’un côté celui des fondements de leur religion (Torah, Bible, Coran….), et de l’autre le référentiel de la « société civile » dans laquelle ils vivent.

Ces deux référentiels ne coïncident jamais complètement. Certaines frictions entre ces référentiels sont aujourd’hui particulièrement médiatisées, comme celles touchant à la sexualité ou encore la question du voile islamique.

Ce qui distingue fondamentalement ces deux référentiels, c’est que le premier est stable (le Coran restera le Coran) alors que le second est en constante évolution (en cinquante ans, les références des Français ont considérablement changé, que ce soit dans leur rapport au travail, au corps, à l’argent…)

Christianisme, islam et politique

1 – La théocratie musulmane

1.1 – Dieu, l’unique législateur

La charia1 , la Loi islamique, légifère dans tous les domaines : religieux, politique, économique, vie privée… Elle constitue un code juridique d’origine divine auquel l’humanité doit se soumettre. Elle décrit les modalités du mariage, les droits de succession, les peines à appliquer en cas de meurtre, de vol, d’adultère, d’apostasie, ce qu’il est permis de manger, combien de fois il faut prier par jour, comment s’habiller etc…etc… Ce code est précis, immuable, totalisant. Ainsi comme le souligne Saïd Ramadan :

« L’islam fournit à l’humanité un système de lois complet et équilibré. L’islam n’est pas seulement une “ religion ” dans le sens où l’Occident entend ce terme. Il est plutôt un ensemble de règles pour la vie matérielle et spirituelle. »2

Hassan Amdouni, islamologue, précise ici la position musulmane en s’appuyant sur la pensée d’Al-Gahzâlî3 :

« (La) politique réside dans l’obéissance envers la Loi révélée. (…) Dieu est le seul à avoir qualité pour imposer à l’homme le contenu d’une croyance ou les modalités d’un acte (…). Aucun être humain ne peut imposer une obligation à un tiers, sous quelque forme que ce soit, (…) qu'en vertu d'un ordre provenant de Dieu. »4

Les 3 monothéismes et la Loi

La Loi occupe une place centrale dans les trois monothéismes. Mais le judaïsme, le christianisme et l’islam ne lui donnent pas le même sens.

1 - La Torah

1.1 - La Torah, le Tanakh et le Talmud

La Torah, littéralement la Loi, fût révélée à Moïse sur le mont Sinaï et transmise aux Hébreux. Elle est composée de cinq livres : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. La Torah constitue la charte historique et doctrinale du peuple juif descendant des Hébreux.

A ces cinq livres, d’autres livres sont venus s’ajouter pour constituer la Bible hébraïque, le Tanakh1 .

A côté de la Bible hébraïque on trouve le Talmud qui constitue la mise par écrit de la Torah orale, c'est-à-dire des commentaires rabbiniques de la Bible hébraïque.

Ces commentaires sont traditionnellement divisés en deux catégories : la halakha qui porte directement sur la Loi et le versant légaliste de la Bible hébraïque, et la aggada qui porte au contraire sur la partie non légaliste, c'est-à-dire narrative, historique, explicative.

1.2 - De l’Arche d’Alliance au mur des lamentations

Le cœur de la Loi est constitué par dix commandements gravés sur des tables de pierre remises par Dieu à Moïse sur le Mont Sinaï. Durant les quarante années d’errance qui vont mener les Hébreux d’Égypte à la Terre Promise (Israël), ces tables vont être placées dans une arche, l’Arche d’Alliance, que les Hébreux transportent avec eux dans le désert.

Arrivés en Terre Promise, les Hébreux passent d’une vie nomade à une vie sédentaire. Le royaume d’Israël est proclamé en 1050 av. JC. C’est sous le règne de David, au Xe siècle av JC, que Jérusalem est choisie comme capitale du Royaume. Le roi Salomon, successeur de David, édifie un temple à Jérusalem pour protéger l’Arche d’Alliance. Elle est placée dans la pièce centrale du Temple, le Saint des Saints où seul le grand prêtre peut entrer une fois par an.

La réforme illusoire

1 - Qui sont les réformateurs ?

Le Coran et la sunna (Tradition du Prophète) légifèrent dans tous les domaines : religieux, politique, économique, social, vestimentaire, alimentaire, etc…

Le problème est que l’application de ces lois, la pratique de l’islam dans son intégralité est incompatible avec les valeurs occidentales1 et plus concrètement avec un mode de vie occidental.

Irshad Manji
Comme l’écrit Soheib Bencheikh, fer de lance des réformateurs :

« La foi qui anime les musulmans les met en face d’un vrai dilemme. La pratique intégrale de l’islam ne peut se faire sans marginalisation, et la négligence de cette pratique donne un fort sentiment de culpabilité. »2

« Aujourd’hui (…) la majorité des musulmans vivent leur religion dans la modération. Mais cela ne va pas sans malaise. Car cette modération n’est pas le fruit d’un travail cohérent et convaincant ; elle est dictée par l’instinct, par le bon sens, ou simplement par pragmatisme et le besoin de sociabilité. »3

Les réformateurs sont les musulmans qui souhaitent transformer l’islam pour le rendre compatible avec « la modernité ». Les réformateurs adhèrent à l’islam et aux valeurs occidentales et veulent créer un « islam occidental », un islam dont la pratique intégrale pourrait se faire sans marginalisation.

Mahomet et les femmes

Lorsque l’on reprend les divers éléments biographiques de Mahomet contenus dans le Coran, le Hadith1 ou la sira2, on peut dire que le Prophète était très sensible au charme féminin. Il s’adonna sans retenue aux plaisirs de la chair. Il épousa des femmes de tous âges, des filles de ses proches ou des juives captives, parfois vierges, parfois veuves, parfois répudiées. Enfin, comme nous allons le voir, ses visions mystiques, et Allah, l’ont aidé bien des fois dans sa vie conjugale.


1 – Khadidja

Élevé par son grand-père puis par son oncle, Mahomet n’avait pas suffisamment d’argent pour payer la dot nécessaire à un mariage. Il travailla pour le compte d’une riche veuve, Khadidja, qu’il finit par épouser. Elle avait quinze ans de plus que lui. Ce mariage fit de lui un notable de La Mecque. Khadidja fut son premier disciple, et le soutint dans sa mission de Prophète. Ce n’est qu’après sa mort, que Mahomet commença à avoir d’autres femmes. Le Prophète a eu treize épouses, et nous ne comptons pas ici les relations qu’il eut avec ses esclaves. Nous ne reprendrons pas l’ensemble de ses aventures avec la gent féminine, mais nous allons évoquer certaines anecdotes significatives de l’attitude du Prophète envers les femmes.

Terrorisme religieux

1 - De quoi parlons nous ?

Lorsque l’on parle de terrorisme religieux, il s’agit non pas d’actes terroristes commis par des personnes appartenant à telle ou telle religion, mais d’actes terroristes commis au nom de telle ou telle religion. Pour le dire autrement il y a « terrorisme religieux » lorsque la religion des terroristes est le facteur déterminant de leur passage à l’acte, lorsque ce sont des éléments de leur religion qui ont constitué l’assise théorique dont a émergé l’acte terroriste.

On peut être musulman irakien et commettre un acte terroriste par « patriotisme » contre une base américaine, ça ne fait pas de cet acte du terrorisme islamique.


2 - Le 11 septembre & Co

2.1 - La théorie du boomerang

Le début du XXIe siècle a été marqué par des attentats spectaculaires menés en Occident.

- New York, le 11 septembre 2001 : 2976 morts
- Madrid, le 11 mars 2004 : 200 morts, 1400 blessés
- Londres, le 7 juillet 2005 : 56 morts, 700 blessés
Lors de ces attentats, la théorie relayée de manière massive par les média et les hommes politiques occidentaux était celle de l’effet boomerang que l’on pourrait résumer ainsi :

« L’islam est une religion de paix. Nous payons l’arrogance de notre politique étrangère. Nous sommes les vrais responsables de ces attentats. »

Ainsi il ne s’agirait pas de terrorisme religieux au sens où nous l’avons défini, mais d’une sorte de vengeance contre l’oppresseur.

Même si cette théorie est encore solidement ancrée et largement relayée, elle s’est peu à peu effritée pour laisser place à une toute autre réalité.

Mahomet

Mahomet est né en 570 à La Mecque, en Arabie. A quarante ans Mahomet voit l’ange Gabriel. A partir de cette première rencontre et jusqu’à sa mort, Mahomet recevra régulièrement la visite de l’ange qui lui montrera à chaque fois quelques versets que le Prophète récitera à ses compagnons. L’ensemble des versets « descendus » par l’ange constitue le Coran.

Le prosélytisme actif de Mahomet va être mal reçu par les mecquois qui vont obliger le Prophète et ses compagnons à fuir la Mecque et à se réfugier à Médine. A Médine, Mahomet va constituer une armée et envahir la Mecque.

Il existe aujourd’hui, dans le commerce, de nombreuses biographies de Mahomet, mais certaines de ces biographies déforment de manière outrageuse la vie du Prophète. En effet elles tendent à faire de Mahomet un homme pacifique qui fût acculé à monter une armée pour se défendre contre les arabes mecquois polythéistes. Ce n’est pas ce qui est écrit dans la sira.

« Sira » est le nom que l’on donne aux biographies « canoniques » du Prophète. Elles s’appuient directement sur les témoignages des compagnons du Prophète. Celle qui fait référence, est celle de Ibn Ishaq, né en 55 de l’Hégire, reprise par Ibn Hichâm un siècle plus tard. C’est la plus ancienne et la plus complète des biographies du Prophète, celle sur laquelle toutes les études sur Mahomet s’appuient.

Il existe depuis peu des traductions de la sira d’Ibn Hicham. Les deux que l’on peut trouver dans le commerce sont celle de Wahib Atallah, et celle de ‘Abdurrahmân Badawî.1

C’est sur la sira d’Ibn Ishaq reprise par Ibn Hichâm que nous allons directement nous appuyer.


Les fondements du djihad

1 - Le Coran et la sunna

Dans le Coran, Dieu parle à la première personne. Les mots du Coran sont les mots de Dieu.

Le Coran n’est pas le récit de la vie de Mahomet, mais il est constitué d’une succession d’injonctions auxquelles l’humanité est appelée à se conformer. La sunna, la Tradition issue de la vie du Prophète, précise les injonctions données par le Coran en montrant la manière dont Mahomet les a mises en applications.

Le Coran et la sunna constituent, en quelque sorte, un code juridique d’origine divine auquel les hommes doivent se soumettre.


2 - La guerre sainte

Chaque musulman porte la responsabilité de la mise en application de ce code d’origine divine inscrit dans le Coran et la sunna. Le djihad, la guerre sainte, est cet effort demandé à chaque musulman d'augmenter l’emprise des lois divines dans sa vie et dans le monde. C’est là le sens véritable de la guerre sainte, de la guerre visant à rendre le monde saint, conforme à ce pourquoi il a été créé. Pourquoi employer le terme de « guerre » ? Parce que l’usage de la force est légitime.

Il y a deux facettes dans le djihad : celle d’un combat intérieur, spirituel, visant à conformer sa vie à la Loi (le djihad majeur) ; et celle d’une guerre contre ceux qui refusent de se soumettre aux lois divines (le djihad mineur). Anne-Marie Delcambre, docteur en civilisation islamique, précise :

« Il y a deux sens au mot djihâd, mais on ne peut nier que dans l'histoire de l'Islam, c'est le sens matériel et guerrier qui l'a largement emporté. »1

Dans la suite de cet article nous allons nous concentrer sur ce versant du djihad. L’autre versant (le djihad majeur) a fait l’objet d’un autre article (Cf. L’horizon musulman).

On retrouve de nombreuses injonctions dans le Coran appelant les musulmans à participer activement au djihad « militaire ». Voici quelques exemples de versets coraniques :

Cette guerre se fait au nom de Dieu :

« Combattez-les (les infidèles), afin que Dieu les châtie par vos mains. »2

« Ce n’est pas vous qui les tuez, c’est Dieu. »3

Les sources de l’islam

1 - L’héritage juif et chrétien

Pour les musulmans, au cours de l’histoire qui les a précédés, Dieu a fait « descendre » sur des hommes, sa parole. Ces hommes, élus par Dieu, étaient des prophètes. Ces prophètes sont d’une part des personnages bibliques, qui n’étaient d’ailleurs pas tous prophètes dans la Bible, comme Adam ou Jésus ; mais aussi d’autres personnes, arabes, non bibliques tel que Sâlih, Shu’ayb ou Hûd. Tous ces prophètes ont reçu de Dieu des livres, contenant sa parole dans un état de perfection absolue auxquels les musulmans sont appelés à croire :

« Dis : Nous croyons en Dieu, à ce qu’il nous a envoyé, à ce qu’il a révélé à Abraham, Ismaël, Jacob, et aux douze tribus ; nous croyons aux livres saints que Moïse, Jésus et les prophètes ont reçus du ciel »1

Mais il s’est avéré, au fil des années, que ces livres ont été malmenés, déformés, corrompus par les croyants qui étaient chargés de les conserver :

« Quelques-uns d’entre vous (juifs et chrétiens) torturent les paroles des Écritures (…). Ils disent : “ Ceci vient de Dieu. ” Non cela ne vient point de Dieu. Ils prêtent sciemment des mensonges à Dieu. »2

Par exemple l’un des reproches fait par les musulmans aux chrétiens c’est d’avoir sciemment retiré de la Bible des passages, notamment ceux annonçant la venue future de Mahomet :

« Nous avons aussi accepté l’alliance de ceux qui se disent chrétiens ; mais ceux-là aussi (n’)ont publié (qu’)une partie de nos signes (…) Ô vous qui avez reçu les Écritures ! Notre envoyé (Mahomet) vous a indiqué beaucoup de passages que vous cachiez. »3

La Bible et le Coran


La Bible n’est pas pour les chrétiens ce qu’est le Coran pour les musulmans. Il y a entre la Bible et le Coran une fausse symétrie. Avant de chercher à les comparer, il faut comprendre la place qu’ils occupent dans leur tradition respective. Ces textes sacrés ne relèvent pas du même principe et n’ont pas la même finalité.


1 – Le Bible, le Coran, Dieu et l’Homme

1.1 – L’œuvre d’hommes habités

La Bible se présente comme un corpus de livres aux multiples auteurs (Jérémie, Isaïe, Amos, Matthieu, Jean, Paul…). Les auteurs de la Bible sont humains, ce sont des hommes habités par Dieu qui retranscrivent avec leurs mots, leurs expressions, leur culture, l’expérience qu’ils font de Dieu. Paul Beauchamp, exégète jésuite, nous éclaire sur ce point :

« Paul est l’œuvre de Dieu avant que les Epîtres de Paul le soient. L’écrit, le livre, sort de l’intimité qui unit Dieu aux auteurs bibliques. »1

Pour les chrétiens, Dieu habite l’homme au sens le plus fort du terme. L’homme est invité, dès ici-bas, à vivre de la vie de Dieu (Cf. Devenir fils de Dieu). Ainsi, les multiples auteurs qui ont collaboré à la rédaction des Saintes Écritures étaient habités de Dieu. Paul Beauchamp poursuit ainsi :

« L’Esprit-Saint agit à partir du plus intime de l’homme qui écrit, du plus humain de l’homme qui écrit. Il assume les paroles de cet homme. Dieu en est vraiment l’auteur. Mais cela n’enlève pas aux paroles inspirées les limites et la faiblesse qui sont inhérentes à la parole humaine. »2

Ce n’est pas l’écrit que Dieu habite, mais les personnes qui ont écrit. L’écrit, la langue humaine est un outil grossier qui ne peut prétendre cerner Dieu, enfermer Dieu, lui apposer un point final. Pour les chrétiens, le seul réceptacle en mesure de contenir véritablement Dieu, c’est le cœur de l’homme. Saint Nicolas Cabasilas, orthodoxe du XIVe siècle, dit à ce propos :

« Le cœur de l'homme a été créé assez grand pour contenir Dieu lui-même ».3

Saint Paul, dans sa seconde épître aux Corinthiens, écrit que la véritable Écriture Sainte réside en chaque homme habité de Dieu :

L’horizon musulman

Nous allons, au cours de cet article, tenter de comprendre à quoi l’islam appelle les musulmans. Nous allons essayer de dessiner les contours du musulman idéal vers lequel tout musulman doit s’efforcer de tendre.

1 - Se tenir dans les sentiers de Dieu

Professeur à l’Université de Tunis, Abdelwahab Bouhdiba est le Président de l’Académie des Sciences de Tunisie, il redit ici les fondements de l’islam :

« Coran, hadiths et fiqh constituent l’invariant par excellence. (…) Même si la Révélation est située hic et nunc (dans un contexte particulier), le contenu est perçu comme message éternel et extra-temporel. Il dit le modèle que Dieu a choisi pour sa communauté ; et ce choix divin ne saurait subir de changement.

Voilà l’intuition de base, à partir de laquelle la Tradition propose des séries de conduites stéréotypées qu’il faut à tout moment restituer dans leur intégralité, et dans leur pureté originale ; ou du moins s’en approcher autant que possible.

Le Coran est parole divine, kalamu Allah, logos universel, c’est l’idée pure. La Sunna du Prophète c’est le modèle agi, le comportement idéal conforme à la Parole sacrée (…). S’y conformer strictement nous garantit d’être dans les voies de Dieu. L’écart est égarement et erreur. Par essence l’islam est orthodoxie (totalitarisme !) »1