mardi 19 août 2014

144 quatrains d'Omar Khayyam, traduits par Claude Anet et Mirza Muhammad


On nous promet un paradis et des houris aux yeux de jais ; 
on nous promet le vin et l’hydromel.
Si nous avons choisi ici-bas le vin et les bien-aimées, 
nous avons raison, puisque telle est la fin qui nous est promise là-haut.

Islam et alcool

L’islam a introduit à partir de 622 J.C., un changement révolutionnaire dans l'histoire du commerce et de la consommation des boissons alcoolisées. Et malgré quelques controverses doctrinales, les préceptes coraniques auxquelles leur sont associés les hadiths (paroles) du prophète sont clairs et nets. Si le Coran interpelle, raisonne et persuade le croyant de la souillure, la turpitude, l'égarement et l'abomination que représente la consommation du vin, les hadiths condamnent non seulement  la consommation mais aussi la commercialisation des alcools en général comme haram, illicites, donc interdites. Ainsi, les autorités religieuses musulmanes, considérant la complémentarité de ces deux corpus[1], traitent toute personne tentée de renier l'interdiction de l'alcool, comme un mécréant, un apostat et un abjurant d'un des fondements de la "religion".