Ce que j'ai dit sur ce même sujet dans un post d'août 2012...
Libération 24 mars 2013 à 22:16
ANALYSE En imposant son dogme de l’austérité, l’Allemagne focalise le ressentiment.
«Angela Merkel, comme Hitler, a déclaré la guerre au reste du continent, cette fois pour s’assurer un espace vital économique.» Ces lignes, signées d’un professeur d’économie de l’Université de Séville, Juan Torres López, proche d’Attac, ont été publiées hier sur le site d’El País, le quotidien de référence espagnol. L’article a suscité une telle indignation, notamment en Allemagne, qu’il a été retiré. C’est le énième symptôme de la forte défiance que suscite désormais l’Allemagne dans la plupart des pays européens, soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale : après trois ans de cures d’austérité imposées par Berlin pour prix de sa solidarité financière, comparer la chancelière allemande au dictateur nazi est devenu presque banal. Même en France, on assiste de plus en plus à des sorties de route plus ou moins contrôlées. Il s’agit là d’une véritable rupture, inquiétante tant outre-Rhin que pour l’avenir de la construction communautaire.