Avoir écrit des garçons et des filles qu’ils étaient des garçons et des filles m’a valu une volée de bois vert de la part des tenants de la théorie du genre pour lesquels le garçon et la fille ne sont ni garçon ni fille. Rarement la dénégation, qui est une pathologie, a été à ce point présentée comme une voie d’accès à la vérité !
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Depuis un certain temps, je ne pense plus à gauche ou à droite, insoucieux de ces demi-pensées, mais en regard de ce qui me semble juste et vrai. Il faut du temps pour devenir un homme libre… Que la gauche soutienne la théorie du genre, et la droite pas, prouve que de part et d’autre il n’y a que des demies-vérités. Si l’on ne veut ni rire ni pleurer mais comprendre, ce que je souhaite, il faut chercher ce qui se joue dans ce faux débat d’idées.
Les tenants de la théorie du genre refusent la nature et communient dans la religion de la culture : nous ne sommes pas des produits naturels, mais des produits civilisationnels, des corps sans organes ; leurs adversaires croient l’inverse : nous ne sommes que nature, la culture compte pour rien. Or les deux ont également raison et en parties égales : la droite a raison, nous sommes des produits naturels, garçons et filles d’un point de vue biologique, physiologique, hormonal ; mais la gauche a aussi raison, nous sommes des produits de culture, de civilisation, de religion. Vouloir l’un sans l’autre, c’est, à droite, réduire l’être à de la chair sans éducation, à gauche, le résumer à des idées désincarnées.

