vendredi 12 septembre 2014

Middle East time bomb : the real aim of ISIS is to replace the Saud family as the new Emirs of Arabia


KING ABDULLAD


This article is Part II of Alastair Crooke's historical analysis of the roots of ISIS and its impact on the future of the Middle East. 

BEIRUT -- ISIS is indeed a veritable time bomb inserted into the heart of the Middle East. But its destructive power is not as commonly understood. It is not with the "March of the Beheaders"; it is not with the killings; the seizure of towns and villages; the harshest of "justice" -- terrible though they are -- that its true explosive power lies. It is yet more potent than its exponential pull on young Muslims, its huge arsenal of weapons and its hundreds of millions of dollars.

"We should understand that there is really almost nothing that the West can now do about it but sit and watch."

"Construire une religion" par Maxime Ginolin

Un homme, schizophrène, pense que Dieu l'a choisi pour être son prophète. Un bon résumé de la fabrication du Coran mais aussi de l'Ancien Testament...


Le cœur n’est plus le centre de l’être

L’anthropologie d’Aristote, fondée sur le cardiocentrisme, remise en cause par la médecine contemporaine. La première implantation d’un cœur entièrement artificiel chez un patient à Paris, le 18 décembre dernier, bouleverse notre mythologie du corps.


Le premier à avoir vraiment situé dans le cœur le principe vital est Aristote, dans ses travaux de biologie et en particulier dans les Parties des animaux« C’est le cœur qui est le principe de l’animal et de son organisme entier. » ContrePlaton qui situait dans l’âme l’origine des sensations et de la volonté, donc du mouvement chez l’être humain, la tradition aristotélicienne, adossée à la médecine hippocratique, accorde au cœur la place la plus éminente; elle a fait école de l’Antiquité jusqu’à la fin du Moyen Âge. 

De plus, une qualité est directement attachée à cet organe, qui serait en quelque sorte notre premier moteur: si la sagesse a son siège dans le cerveau et la déraison dans le sexe, le cœur est le foyer naturel du courage, la vertu cardinale, juste milieu entre l’esprit et la chair. Or, de même que la représentation du cosmos aristotélicienne, qui se caractérise par son géocentrisme (c’est-à-dire qu’elle place la Terre au centre de l’Univers), a été contredite par la science moderne, l’anthropologie d’Aristote, fondée sur le cardiocentrisme, vient d’être remise en cause par la médecine contemporaine. 

L’implantation d’une prothèse cardiaque nous enseigne une vérité crue et contraire à nos fantasmes: le cœur, loin d’être le foyer de notre vie, sa source, n’est qu’une pompe aspirante et refluante, une simple machine.

De hauts dignitaires musulmans lancent un appel en soutien des chrétiens d'Orient


Un "appel de Paris" a été signé hier par de hauts responsables musulmans français pour défendre les chrétiens d'Orient, et tenter d'empêcher des jeunes de tomber dans le djihadisme. 

Signé à la Grande mosquée de Paris par le Conseil français du culte musulman (CFCM) et la coordination Chrétiens d'Orient en danger (Chredo, présidé par Patrick Karam), le texte vise à réaffirmer le soutien des signataires "aux frères chrétiens d'Orient, pour la plupart arabes, ainsi que pour toutes les autres minorités de la région, qui sont victimes actuellement d'une grave campagne destructrice menée par ces groupes terroristes, menaçant leur existence même". 

Dalil Boubakeur, président du CFCM et recteur de la Grande mosquée de Paris a évoqué devant la presse un "acte symbolique, fraternel, de solidarité et d'humanité" envers les chrétiens d'Orient, ces "frères en Dieu". 

Les signataires ont également profité de cette initiative pour appeler la communauté musulmane à la vigilance "face aux menées subversives qui ciblent les jeunes musulmans d'Europe, particulièrement les plus fragiles d'entre eux". 

Anouar Kbibech, le président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), a indiqué que le véritable jihad "n'est pas en Syrie ou en Irak, il est en France : c'est le combat de l'intégration, de la réussite sociale, du vivre-ensemble". 

Cet "appel de Paris" sur le soutien des chrétiens d'Orient n'a pas été suivi par tous les responsables musulmans. Comme le rapporte Le Parisien, "tout en condamnant fermement les 'crimes' des jihadistes de l'Etat islamique, l'Union des mosquées de France de Mohammed Moussaoui, ancien président du CFCM, ne s'est pas jointe à 'l'appel de Paris', pas plus que l'Union des organisations islamiques de France, réputée proche des Frères musulmans". 

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a salué cette initiative qui "témoigne de la capacité des cultes à se rassembler autour des droits de l'Homme et des valeurs de la République".
© @karampatrick
© @karampatrick

Le prix du silence des musulmans d'Occident

Zabi Naim est afghan, il a émigré au Québec il y a 20 ans. Il est musulman. 

"Ceux qui se mettent une muselière et qui choisissent de se taire renforcent le terrorisme." Naguib Mahfeouz


Je cite cet écrivain égyptien parce que j'abonde dans son sens. Ce qui me dérange, c'est que nous, les musulmans, ne sortons pas, que nous ne nous prononçons pas face aux actes immondes commis par l'État islamique en Irak et au Levant. Là, je parle des musulmans d'Occident, d'Amérique du Nord, d'ici, du Québec ! Ce n'est pas un regroupement de Québécois ou de Canadiens pure laine qui va faire changer d'opinion les terroristes de l'EI. Ce sont nous, les musulmans du monde, qui pouvons le faire.


Pour Gaza, tout le monde est sorti. Il s'agissait de sauver nos frères musulmans. Quand il est question de l'EI, personne ne bouge. Pourquoi ? A-t-on peur de passer pour un «moins bon musulman » aux yeux de nos pairs ? Ou adhère-t-on secrètement aux idéologies qui sous-tendent les horreurs perpétrées par ce groupe ? Quel message la communauté internationale musulmane lance-t-elle à l'EI en se taisant ? Qu'elle approuve ses gestes ignobles ? Ou bien est-ce que certains musulmans doutent de la valeur qu'ont les de vies de Kurdes, de chrétiens, ou encore de chiites massacrés ?

La sagesse épicurienne : le plaisir amène le bonheur

Selon Épicure, les désirs et les plaisirs jouent un rôle de premier rang pour conduire l’homme vers son objectif de tous les instants : être heureux. Mais pas n’importe quels plaisirs. Ils n’ont pas tous la même valeur. Il y a ceux qui apportent la souffrance ou la douleur et ceux qui, au contraire, apportent la paix de l’âme. Les plaisirs instables sont exclus car pour être bon, un plaisir doit être stable.

A cette époque-là, le débat sur le désir était partagé. Ainsi, on véhiculait deux visions différentes : pour certains, le désir était quelque chose de bon et naturel, tandis que d’autres le considéraient comme néfaste pour l’homme. Épicure change le sens du débat, car pour lui, tous les désirs ne sont pas bons. Il y a des désirs qui sont vraiment bons menant au bonheur (l’amitié, se nourrir, se loger) et d’autres à éviter car mènent au malheur(l’argent, les honneurs, le pouvoir).

Lettre à Ménécée
" Il faut donc étudier les moyens d’acquérir le bonheur, puisque quand il est là nous avons tout, et quand il n’est pas là, nous faisons tout pour l’acquérir. [...]
Parmi les désirs nécessaires, certains sont nécessaires au bonheur, d'autres à la tranquillité durable du corps, d'autres à la vie même. Or, une réflexion irréprochable à ce propos sait rapporter tout choix et tout rejet à la santé du corps et à la sérénité de l'âme, puisque tel est le but de la vie bienheureuse et que toutes nos actions ont pour but d’éviter à la fois la souffrance et l'angoisse. [...]

« Plaisir », par Nicolas Grimaldi

Inséparable de l'exercice de la vie, le plaisir pourrait nous en sembler quelque guide infaillible s'il ne lui arrivait de nous égarer. 

Car il est discontinu, alors que la vie continue. Loin de nous éclairer, il lui arrive de nous aveugler par ce dont il nous obsède, jusqu'à nous faire désirer ce qui pourtant nous détruit. 

Non seulement il y a des intermittences du plaisir, au point qu'on doute si ce qui nous avait tant plu pourra nous plaire encore, mais encore, quoique tous les hommes poursuivent le plaisir, ce qui plaît aux uns est pourtant si différent de ce qui plaît aux autres qu'une telle diversité rend problématique l'unité et l'homogénéité de leur humanité. Quel enseignement, dans ces conditions, pourrions-nous espérer tirer de l'expérience du plaisir ?Non seulement il varie pour une même personne d'un moment à l'autre, mais il varie même plus encore d'une personne à l'autre.

Epicure - Lettre à Ménécée 2

Lettre à Ménécée (extrait court)

[...]

Il faut donc étudier les moyens d’acquérir le bonheur, puisque quand il est là nous avons tout, et quand il n’est pas là, nous faisons tout pour l’acquérir. [...]

Habitue-toi à penser que la mort n’est rien pour nous, puisque le bien et le mal n’existent que dans la sensation, et que la mort est l'éradication de nos sensations. [...] Celui qui déclare craindre la mort non pas parce qu’une fois venue elle est redoutable, mais parce qu’il est redoutable de l’attendre est donc un sot. [...] Ainsi donc, la mort n’est rien pour nous, puisque tant que nous vivons, la mort n’existe pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus ! [...]

Parmi les désirs nécessaires, certains sont nécessaires au bonheur, d'autres à la tranquillité durable du corps, d'autres à la vie même. Or, une réflexion irréprochable à ce propos sait rapporter tout choix et tout rejet à la santé du corps et à la sérénité de l'âme, puisque tel est le but de la vie bienheureuse et que toutes nos actions ont pour but d’éviter à la fois la souffrance et l'angoisse. [...]

Le plaisir est le principe et le but de la vie bienheureuse. C'est lui que nous avons reconnu le premier des biens naturels, c’est lui qui nous fait accepter ou fuir les choses, c’est à lui que nous aboutissons, en prenant la sensibilité comme critère du bien.