vendredi 12 septembre 2014

La sagesse épicurienne : le plaisir amène le bonheur

Selon Épicure, les désirs et les plaisirs jouent un rôle de premier rang pour conduire l’homme vers son objectif de tous les instants : être heureux. Mais pas n’importe quels plaisirs. Ils n’ont pas tous la même valeur. Il y a ceux qui apportent la souffrance ou la douleur et ceux qui, au contraire, apportent la paix de l’âme. Les plaisirs instables sont exclus car pour être bon, un plaisir doit être stable.

A cette époque-là, le débat sur le désir était partagé. Ainsi, on véhiculait deux visions différentes : pour certains, le désir était quelque chose de bon et naturel, tandis que d’autres le considéraient comme néfaste pour l’homme. Épicure change le sens du débat, car pour lui, tous les désirs ne sont pas bons. Il y a des désirs qui sont vraiment bons menant au bonheur (l’amitié, se nourrir, se loger) et d’autres à éviter car mènent au malheur(l’argent, les honneurs, le pouvoir).

Lettre à Ménécée
" Il faut donc étudier les moyens d’acquérir le bonheur, puisque quand il est là nous avons tout, et quand il n’est pas là, nous faisons tout pour l’acquérir. [...]
Parmi les désirs nécessaires, certains sont nécessaires au bonheur, d'autres à la tranquillité durable du corps, d'autres à la vie même. Or, une réflexion irréprochable à ce propos sait rapporter tout choix et tout rejet à la santé du corps et à la sérénité de l'âme, puisque tel est le but de la vie bienheureuse et que toutes nos actions ont pour but d’éviter à la fois la souffrance et l'angoisse. [...]

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