Aux racines du terrorisme islamique nous trouvons deux facteurs essentiels. D’une part, la politique guerrière menée au Moyen-Orient depuis plus d’un siècle. D’autre part, l’exclusion des jeunes issus des quartiers populaires. Quelles réponses le gouvernement français a-t-il apporté à ces problèmes ? Y aura-t-il un jour suffisamment de militaires dans les rues de Bruxelles pour nous protéger d’une nouvelle attaque ?
Des silhouettes hagardes remontent le tunnel du métro, se frayant un chemin dans un nuage de fumée. Elles sont escortées par les halos blêmes des lampes murales qui font briller l’acier des rails et leur désignent la sortie. Une fillette pleure. C’est l’un des rares signes de vie de ce désolant tableau de nuit et de brouillard. Il rappelle par la douleur que la folie humaine traverse le temps pour prendre d’autres formes. Une bombe a explosé dans le métro bruxellois. Une fillette pleure. Une heure plus tôt, deux kamikazes sautaient dans le hall de départ de l’aéroport de Zaventem. D’habitude, les voyageurs filent avec empressement sur le sol brillant du terminal en direction des portes d’embarquement. Mardi, ils déambulaient le visage en sang au milieu des décombres. Mardi, Bruxelles s’est arrêtée de brusseller quelque temps. Bilan toujours provisoire : 31 morts et 300 blessés.