vendredi 26 mai 2017

Le Ramadan, une commémoration judaïque


Le mot ramadân (en arabe : رَمَضَان ) signifie "chaleur intense". Il vient d'une racine araméenne et hébraïque : r m ç, qui signifie "braise", "fournaise".
En effet "Ramadân" s'écrivait "Ramaçân" à l'origine, car la lettre emphatique "çad"ص de l'araméen et de l'hébreu a été transformée en "dad" ض emphatique de l'alphabet arabe. En effet, un simple point diacritique au-dessus de la lettre, distingue le çad ص du dad ض . Or dans les premiers manuscrits du Coran, la diacritisation des lettres n'existait pas encore.
A l'époque préislamique, ce mois de Ramadân-Ramaçân fut ainsi nommé parce qu'il tombait lors de la saison des grosses chaleurs selon le calendrier judéo-rabbinique luni-solaire, appelé ainsi car il intercale 7 années de 13 mois lunaires, appelées "embolismiques", dans un cycle de 19 ans. Et cela pour réajuster le décompte du calendrier lunaire avec celui du calendrier solaire.
Mais plus tard (à Médine ?), l'islam voulut s'émanciper de la tutelle judaïque, et rejeta les années embolismiques de 13 mois lunaires. De telle sorte que le calendrier musulman ne possède que des années de 12 mois lunaires. Il est donc exclusivement lunaire.

Les politiques d'austérité et leurs conséquences

Face à l’accroissement de la dette publique et sous la pression des marchés financiers, les gouvernements des différents États mettent en œuvre des politiques d’austérité, sous forme de diminution des dépenses publiques et augmentation des recettes à travers la fiscalité. Les coupes budgétaires concernent la fonction publique avec le blocage ou la baisse du salaire et/ou des effectifs de fonctionnaires, les diminutions de services publics et de la protection sociale, la mise en œuvre de « réformes » des retraites et de l’assurance maladie. La tendance générale, en France comme ailleurs, est à la privatisation : l’objectif est de diminuer les pensions de retraite et les remboursements de soins de santé, et de présenter le recours aux assureurs privés comme l’inéluctable complément... pour ceux qui en auront les moyens.

Dans un certain nombre de pays, des baisses des salaires des fonctionnaires et des pensions ont été appliquées. En Grèce, les baisses de salaires atteignaient, en octobre 2011, entre 15 % et 40 % selon les sources (suppression des treizième et quatorzième mois et des primes). Les baisses de salaires sont également significatives dans des pays comme le Portugal (jusqu’à 27 %), la Roumanie (25 %), l’Espagne (15 %), l’Irlande (de 5 à 15 %), etc. Le Royaume-Uni connaît la plus forte baisse de pouvoir d’achat depuis trente-cinq ans avec un recul de 7 % en trois ans et une hausse de la pauvreté préoccupante, qui touche encore plus fortement les moins de quinze ans.

Pour sortir du piège de la dette publique - ATTAC

Dénonçons tout de suite une idée reçue dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée dans les médias : non, le budget d’un État ne peut pas être comparé au budget d’un particulier. Pour au moins deux raisons essentielles : 

- un État peut dans une large mesure décider du montant de ses recettes par sa politique fiscale, 
- et ses dépenses auront un impact sur ces recettes. Elles financent des infrastructures, des investissements, des salaires : le budget de l’État est un instrument de politique économique. 

La comparaison du budget de l’État avec celui des ménages est un exemple parmi d’autres de ces grossières manipulations qui ponctuent le discours « officiel » sur la dette. De sommets européens « exceptionnels » en plans d’austérité « urgents », la dette publique est devenue cet épouvantail, destiné à effrayer l’opinion publique et promouvoir des politiques régressives, en court-circuitant le débat démocratique. 

Les dépenses publiques, la protection sociale, les services publics, font ainsi l’objet d’attaques incessantes, alors que le problème est ailleurs. Trop de dépenses ? Nicolas Sarkozy et l’ensemble du gouvernement attribuent les déficits publics en France à « une préférence pour la dépense publique » : trop de prestations sociales, trop de services publics, trop de fonctionnaires. Déjà, en 2006, le rapport Pébereau assénait cette doxa néolibérale : « Ce sont fondamentalement nos pratiques politiques et collectives, notamment notre préférence pour la dépense publique, qui sont à l’origine de notre situation financière actuelle » 1.