vendredi 20 avril 2018

Peut-on être catholique et franc maçon ?


"Ce qui rend le catholicisme incompatible avec la franc-maçonnerie c'est le refus par ces derniers du dogmatisme, d'une vérité définitive établie et unique, ça ils le refusent c'est dans leurs gènes."
Le Père Jean Baptiste Edart a raison, un franc-maçon c'est quelqu'un qui, dans une démarche philosophique, cherche une réponse aux questions existentielles : "D'où je viens, qui je suis, où je vais" en sachant qu'il ne trouvera jamais la réponse et certainement pas dans une loge maçonnique.
Pour le franc-maçon ce qui compte ce n'est pas le Graal, c'est la quête du Graal, c'est la démarche, la recherche, pas le résultat puisqu'il est adogmatique et qu'il admet que la vérité ultime est hors de sa portée. Il est quelque part un peu fou, car il cherche sachant qu'il ne trouvera pas.
Un catholique lui sait, il sait tout des fins ultimes de l'homme et de l'Univers, c'est dans la cathéchisme de l'Eglise : "D'où je viens qui je suis où je vais" et en prime dans ce même catéchisme et dans le Nouveau testament il trouve une morale en kit, en prêt à porter.
Face aux questions existentielles, il est tellement plus simple de faire le choix apathique d’une croyance, d’une religion. Les choses deviennent simples : elles sont ce qu’elles sont parce que Dieu l’a choisi. C’est ainsi, pas besoin de se poser de question.
Au franc maçon, il faut du travail, du recul, de la réflexion, des lectures. Il doit trouver lui-même une réponse (ou plus fréquemment avoir l’humilité d’admettre qu’il n’y en a pas) pour toutes les questions auxquels les croyants répondent en allant chercher des vérités gravées dans le marbre de la Bible.
Il n'a pas la chance d'avoir une morale toute prête, il devra faire l'effort de l'élaborer pour en arriver en définitive à celle de Jésus : l'amour, l'amour de son prochain, de son lointain, de ses enfants, de la nature, l'amour inconditionnel...