Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien et que je mourrai en n'ayant pas eu l'illumination, la révélation de la vérité ultime, je n'aurai pas connu le Samadhi, la fusion de l'âme individuelle et de l'âme universelle, cet état d'union avec le grand tout, ... Ca me dépasse, c'est au delà de l'homme.
Je lève les yeux vers les étoiles et je m'émerveille du vide de l'univers, du balancement des planètes, de leur rotation imperturbable dans l'espace, de la silencieuse indifférence de cet univers insondable et infini, à l'endroit de la douleur des hommes.
Je prends conscience de la place de la Terre dans l'Univers, de la place de l'homme sur la terre, je m'émerveille de la similitude apparente entre l'infiniment grand et l'infiniment petit...
J'écoute Mozart et Bach, je monte sur les épaules de ces géants que sont Epicure, Montaigne, Darwin et Laborit pour dépasser mon horizon et tenter de décrypter le monde qui m'entoure, et surtout je respecte la nature, le vivant, j'essaye, même si ce n'est pas facile, d'aimer mon prochain comme moi même. Aimer, aimer, avoir de la compassion, de l'empathie, respecter ce prochain dans lequel j'englobe animaux et végétaux, un prochain "lointain" car aimer ses proches, sa famille, c'est naturel et ça demande peu d'efforts, faire son miel de l'amitié, voilà toute la morale et c'est sans doute le meilleur moyen d'honorer le créateur, si tant est qu'il y en ait un... en aimant et respectant sa création.