samedi 6 mai 2017

Eux, chrétiens ??

Brandissant leur bannière de catholiques convaincus, ils assènent leur définition de la protection de la vie et de l’amour pour mieux piétiner le message de l’Évangile. Nous l’affirmons avec force : non, ils ne sont pas chrétiens !
On cite souvent Albert Camus, qui écrivait : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Mais il y a pire que mal nommer les choses, c’est les détourner de leur sens volontairement, les travestir, les falsifier, les défigurer. Et quoi de plus grave que de pervertir une chose qui est au cœur de la vie de millions de personnes ? C’est ce que font sans la moindre hésitation ceux qui, se proclamant chrétiens, prétendent au nom de leurs convictions devoir choisir la candidate du Front national.
Ainsi font Sens commun, le mouvement La Manif pour tous et le si mal nommé Parti démocrate chrétien, dont la présidente d’honneur et fondatrice, Christine Boutin, a appelé, sans restriction, à voter pour Marine Le Pen.
On pourrait hausser les épaules, navrés, et détourner le regard. Mais il ne s’agit pas là d’une simple errance politique, d’un choix que nous désapprouverions. Non, ce choix est la perversion même des fondements du christianisme. Et, surtout, il nous déshonore tous, il déshonore le nom même de chrétien.

Thomas Piketty analyse l’économie sous l’angle de forces qui s’opposent.

L’éternel débat au sujet de la méthode optimale pour répartir les richesses n’en finit pas. D’un coté il y a ceux qui considèrent que le système capitaliste tend vers un juste équilibre et de l’autre ceux qui pensent que sans correction l’injustice reste prépondérante.
L’approche de Thomas Piketty dans son livre Le capital au XXIe siècle est intéressante dans le sens où l’économie est observée comme un système sur lequel des forces font pression. Ainsi, après avoir constaté l’évolution des inégalités à travers l’histoire, il distingue deux types de forces : les forces de convergence qui vont dans le sens de la réduction des inégalités et les forces de divergence qui produisent l’effet opposé.

Stephen Hawking sur l’avenir du capitalisme et les inégalités

Stephen Hawking, le grand physicien, est on le sait l’enfant d’un couple de communistes, mais il semble que dans le monde anglo-saxon qui a lancé le néo-libéralisme apparaisse une contretendance, un retour à Marx et au socialisme dont l’élection du leader travailliste anglais Jeremy Corbyn et le challenger démocrate pour la présidence des Etats-UNis Bernie Sander soient des figures…. RETOUR A MARX… Oui mais par quel miracle peut-on inverser la tendance destructrice actuelle sans poser la question de l’organisation du mouvement révolutionnaire qui dépasse l’émeute, la jacquerie, l’inefficacité ?

Jeudi dernier, le célèbre physicien et cosmologue, Stephen Hawking, a largué une bombe-vérité sur le capitalisme et l’avenir de l’inégalité. Avec les progrès technologiques rapides des dernières décennies (informatique, robotique, par exemple), nous avons vu des inégalités économiques croître à des taux inquiétants et une sorte de classe ploutocratique des propriétaires — autrement dit, les capitalistes — devenir immensément riche. Hawking est d’avis que, si les machines finissent par remplacer le travail humain et l’accumulation de toutes les productions, et si nous continuons sur la route néolibérale actuelle, nous sommes sur le chemin pour devenir une sorte de dystopia d’une classe de propriétaires, avec des richesses incommensurables et une classe dominée — autrement dit, les masses — vivant dans une pauvreté abjecte.