jeudi 7 avril 2016

L'Etoile flamboyante


 Raphaël - l'école d'Athènes 1509-1510. Palais du Vatican
Etes-vous compagnon ?
J'ai vu l'étoile flamboyante.

"L'étoile flamboyante est le grand symbole du compagnon" m'avez-vous dit vénérable maître lors de la cérémonie d'augmentation de salaire à l'issue de mon cinquième voyage. Vous m'avez également invité à méditer sur ce symbole, ce que je n'ai pas manqué de faire. J'ai ainsi découvert son extrême richesse. 

Les ordres grecs d'architecture


A l’issue du deuxième des cinq voyages du rituel de réception au deuxième degré que le futur Compagnon effectue avec la règle et le levier, le frère Expert lui fait lire un cartouche sur lequel est inscrit :

« Dorique, Ionique, Corinthien, Toscan, Composite »

Ces termes font référence aux ordres d’architecture grec et romain. Le sujet de méditation qui est ainsi proposé au récipiendaire est donc l’architecture, l'art de bâtir des édifices.

Comme la musique est l’art d’assembler harmonieusement les sons dans le respect de la vibration naturelle des corps sonores, l’architecture est l’art d’assembler les matériaux dans le respect des lois physiques, au moyen d’outils, pour en faire des édifices harmonieux. Les deux arts sont fondés sur l’harmonie de rapports, de proportions qui se laissent ramener à des nombres.

Credo

Mon Credo athée :
Je crois à l'exemplarité, je pratique et je recherche l'empathie et le dialogue. Je suis solidaire de l'ensemble de la communauté des hommes et au delà du monde animal et végétal, de la nature dans son ensemble, je me sens profondément relié au monde et au cosmos. Je crois que pour changer le monde il faut travailler d'abord à se changer soi-même, ce que résume le précepte gravé à l'entrée du temple d'Apollon de Delphes : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux. »

Il faut cesser de dire que l’Etat islamique ce n’est pas l’Islam




Xavier Luffin, professeur de littérature arabe « Il faut cesser de dire que l’Etat islamique (Daesh) ce n’est pas l’Islam »



ANALYSE

Pour Xavier Luffin, professeur de littérature arabe à l’Université libre de Bruxelles (ULB), les musulmans doivent se demander pourquoi le texte coranique peut être si souvent utilisé pour revendiquer des actes meurtriers et cesser de s’enfermer dans des schémas victimaires qui sont encore repris suite aux tueries de Paris du 13 novembre 2015.

Dieu bientôt obsolète ? Une spiritualité à la carte, la quête d'épanouissement a supplanté la recherche de vérité.

En quête non exclusive. La soif de spiritualité observée dans le monde occidental éloigne les religions institutionnalisées au profit d'une dimension préférant l'essentiel à l'accessoire et pouvant associer plusieurs traditions, note le sociologue des religions Jean-François Barbier-Bouvet. 
Qui sont ces « nouveaux aventuriers de la spiritualité » que vous avez rencontrés ?
Ce sont d'abord des « aventurières » : 76 % des personnes interrogées sont des femmes. Les nouvelles spiritualités se situent à l'intersection de deux univers où les femmes sont majoritaires : le travail sur soi et le monde religieux. L'âge moyen de ce public est de 55 ans. Les jeunes générations, comme les plus âgées, sont peu présentes. Ce résultat s'explique par un effet d'âge - « l'âge des bilans », plus de disponibilité personnelle - et par un effet de génération : celle du déclin des religions et du développement de la valorisation de soi. Il s'agit d'une population fortement dotée en capital culturel, puisque 84 % a fait des études supérieures, mais pas nécessairement en capital économique car issue de la classe moyenne. Contrairement aux idées reçues, seulement un quart des chercheurs spirituels habite en région parisienne et un quart dans une grande ville. Ce public ne correspond donc pas à son image « bobo » d'individus urbains, aisés, diplômés et jeunes.