"Mon père c'est un MisterApple, un accro au clavier, un mordu de Facebook, un Vas-yquejemecouchetardjustepouractualisermonfild'actu mais aussi un fou de la musique classique, une jarre à culture, un dingue de débats risqués ou pas sur la religion, la politique ou la philo. Ah et il fait des jeux de mots megasupra nuls aussi...
Je sais que ce genre de chose n’intéresse pas grand monde, car la plupart de ce "monde" n'a que faire d'apprendre, de découvrir, et oblige son petit cerveau à se limiter à des choses futiles et débiles alors que l'évolution l'a forgé pour des chose tellement plus grandes.
Bref, allez faire un tour si ça vous intéresse, n'y allez pas si vous ne ferez que penser cela une fois dessus m "Pfff, ça sert à quoi de se prendre la tête comme ça ? De toute façon Montaigne il est mort on s'en bat les couilles de ce qu'il a pu faire. C'est de la merde"
(C'est qui qui vas n’emmener sa gentilfillequiluifaitdelapub voir The Dark Knight demain ? :3)"
Bref, allez faire un tour si ça vous intéresse, n'y allez pas si vous ne ferez que penser cela une fois dessus m "Pfff, ça sert à quoi de se prendre la tête comme ça ? De toute façon Montaigne il est mort on s'en bat les couilles de ce qu'il a pu faire. C'est de la merde"
(C'est qui qui vas n’emmener sa gentilfillequiluifaitdelapub voir The Dark Knight demain ? :3)"
Je vous
laisse imaginer l'immense bonheur que j'ai eu en lisant ce post de ma fille sur ma page Facebook au
réveil ce matin, d'une "ado" de surcroît et qui a été père d'une "ado"
sait de quoi je parle... Elle justifie de manière fine et intelligente le temps
que je passe à mettre sur Facebook et sur mon blog, mes pensées du jour, mes
états d'âme, mes lectures, mes coups de coeurs.
Montaigne
dans le premier paragraphe du premier chapitre de ses Essais a parfaitement
exprimé ma démarche (je sais je me répète et je suis immodeste!). Je le laisse donc parler à ma
place. Remplacez juste « livre » par « Blog » :
"Voici
un livre de bonne foi, lecteur. Il t'avertit dès le début que je ne m'y suis
fixé aucun autre but que personnel et privé.
Je ne m'y
suis pas soucié, ni de te rendre service, ni de ma propre gloire : mes forces
ne sont pas à la hauteur d'un tel dessein.
Je l'ai
dévolu à l'usage particulier de mes parents et de mes amis pour que, m'ayant
perdu (ce qui se produira bientôt), ils puissent y retrouver les traits de mon
comportement et de mon caractère, et que grâce à lui ils entretiennent de façon
plus vivante et plus complète la connaissance qu'ils ont eue de moi.
S'il s'était
agi de rechercher la faveur du monde, je me serais paré de beautés empruntées.
Je veux, au contraire, que l'on m'y voie dans toute ma simplicité, mon naturel
et mon comportement ordinaire, sans recherche ni artifice, car c'est moi que je
peins.
Mes défauts
s'y verront sur le vif, mes imperfections et ma façon d'être naturellement,
autant que le respect du public me l'a permis. Si j'avais vécu dans un de ces
peuples que l'on dit vivre encore selon la douce liberté des premières lois de
la nature, je t'assure que je m'y serais très volontiers peint tout entier et
tout nu.
Ainsi,
lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre : il n'est donc pas
raisonnable d'occuper tes loisirs a un sujet si frivole et si vain
(sous-entendu, passe ton chemin inconnu
car je n’écris pas pout toi mais pour ma famille et mes amis,). Adieu
donc. »
Et il
ajoute :
"Et quand personne ne me lira, ai-je perdu mon
temps de m'être entretenu tant d'heures oisives à des pensées si utiles et
agréables ?
Ai-je perdu mon temps de m'être rendu compte de moi si continuellement,
si curieusement ?
Aux fins de ranger ma fantaisie à rêver, de mettre en ordre mes pensées pour
me garder de les perdre et extravaguer
au vent, il n'est que de donner corps et mettre sur le papier tant de menues
pensées qui se présentent à elle. J'écoute mes rêveries parce que j'ai à les
noter. Que de fois, étant enragé de quelque action que la civilité et la raison
me prohibaient de reprendre en public, m'en suis-je ici dégorgé, non sans
dessein de publique instruction ! »
Je ne saurais mieux dire. C’est clair ma fille m’a démontré que je n’ai
pas perdu mn temps.
Parents encore une fois, la preuve, s'il le fallait, que Facebook est un formidable outil de communication, de transmission de savoirs, de façonnage de vos enfants au sens noble du terme.


