lundi 30 juillet 2012

Du bon usage de Facebook

"Mon père c'est un MisterApple, un accro au clavier, un mordu de Facebook, un Vas-yquejemecouchetardjustepouractualisermonfild'actu mais aussi un fou de la musique classique, une jarre à culture, un dingue de débats risqués ou pas sur la religion, la politique ou la philo. Ah et il fait des jeux de mots megasupra nuls aussi...
Je sais que ce genre de chose n’intéresse pas grand monde, car la plupart de ce "monde" n'a que faire d'apprendre, de découvrir, et oblige son petit cerveau à se limiter à des choses futiles et débiles alors que l'évolution l'a forgé pour des chose tellement plus grandes.
Bref, allez faire un tour si ça vous intéresse, n'y allez pas si vous ne ferez que penser cela une fois dessus m "Pfff, ça sert à quoi de se prendre la tête comme ça ? De toute façon Montaigne il est mort on s'en bat les couilles de ce qu'il a pu faire. C'est de la merde"
(C'est qui qui vas n’emmener sa gentilfillequiluifaitdelapub voir The Dark Knight demain ? :3)"

Je vous laisse imaginer l'immense bonheur que j'ai eu en lisant ce post de ma fille sur ma page Facebook au réveil ce matin, d'une "ado" de surcroît et qui a été père d'une "ado" sait de quoi je parle... Elle justifie de manière fine et intelligente le temps que je passe à mettre sur Facebook et sur mon blog, mes pensées du jour, mes états d'âme, mes lectures, mes coups de coeurs.

Montaigne dans le premier paragraphe du premier chapitre de ses Essais a parfaitement exprimé ma démarche (je sais je me répète et je suis immodeste!). Je le laisse donc parler à ma place. Remplacez juste « livre » par « Blog » :

"Voici un livre de bonne foi, lecteur. Il t'avertit dès le début que je ne m'y suis fixé aucun autre but que personnel et privé.

Je ne m'y suis pas soucié, ni de te rendre service, ni de ma propre gloire : mes forces ne sont pas à la hauteur d'un tel dessein.

Je l'ai dévolu à l'usage particulier de mes parents et de mes amis pour que, m'ayant perdu (ce qui se produira bientôt), ils puissent y retrouver les traits de mon comportement et de mon caractère, et que grâce à lui ils entretiennent de façon plus vivante et plus complète la connaissance qu'ils ont eue de moi.

S'il s'était agi de rechercher la faveur du monde, je me serais paré de beautés empruntées. Je veux, au contraire, que l'on m'y voie dans toute ma simplicité, mon naturel et mon comportement ordinaire, sans recherche ni artifice, car c'est moi que je peins.

Mes défauts s'y verront sur le vif, mes imperfections et ma façon d'être naturellement, autant que le respect du public me l'a permis. Si j'avais vécu dans un de ces peuples que l'on dit vivre encore selon la douce liberté des premières lois de la nature, je t'assure que je m'y serais très volontiers peint tout entier et tout nu.

Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre : il n'est donc pas raisonnable d'occuper tes loisirs a un sujet si frivole et si vain (sous-entendu,  passe ton chemin inconnu car je n’écris pas pout toi mais pour ma famille et mes amis,). Adieu donc. »

Et il ajoute :

"Et quand personne ne me lira, ai-je perdu mon temps de m'être entretenu tant d'heures oisives à des pensées si utiles et agréables ?

Ai-je perdu mon temps de m'être rendu compte de moi si continuellement, si curieusement ?

Aux fins de ranger ma fantaisie à rêver, de mettre en ordre mes pensées pour me  garder de les perdre et extravaguer au vent, il n'est que de donner corps et mettre sur le papier tant de menues pensées qui se présentent à elle. J'écoute mes rêveries parce que j'ai à les noter. Que de fois, étant enragé de quelque action que la civilité et la raison me prohibaient de reprendre en public, m'en suis-je ici dégorgé, non sans dessein de publique instruction ! »

Je ne saurais mieux dire. C’est clair ma fille m’a démontré que je n’ai pas perdu mn temps. 

Parents encore une fois, la preuve, s'il le fallait, que Facebook est un formidable outil de communication, de transmission de savoirs, de façonnage de vos enfants au sens noble du terme.

dimanche 29 juillet 2012

Un site dédié à André Comte Sponville


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Montaigne - Le texte des "Essais"

1. Deux des trois volumes des Essais de Montaigne dans une traduction en français moderne du texte de 1595 par  Guy de Pernon. En cliquant sur les liens ci-dessous, vous téléchargerez les volumes en PDF :

Montaigne - Les essais - Livre 1

Montaigne - Les Essais - Livre 2

Montaigne - Les Essais - Livre 3

Ces PDF ne sont pas interactifs. Pour aller à un chapitre donné il faut entrer son nom dans le module de recherche.

2. Les trois volumes du texte de 1595 dans le français de Montaigne :

Montaigne - Les 3 volumes des Essais en vieux français

3. Le projet Montaigne sur le site de l'Université de Chicago

Montaigne - les 3 volumes des Essais

Les sagesses antiques

Je me souviens de mes premiers cours de philosophie, cela remonte à 1974 ! Mon prof m'a abreuvé du Théétète de Platon jusqu'à la nausée, je n'y comprenait rien et la seule chose que j'ai retenu de lui ; c'est le jeu de mot débile qui circulait en classe "Théétète mon cabot dont !", de l'humour réunionnais. Pas un mot d'Epicure, rien sur Lucèce ou Diogène laërce encore moins sur Montaigne, Schopenhauer et Nietzsche. 

Le cours commença par Socrate, il me semble, avec une précision cependant, c’est que la philo avant lui c’était pas de la philo. Il nous avait cité rapidement en intro les “présocratiques”, ceux d’avant le maître génial. Depuis que j’ai lu Onfray, je sais que Démocrite, mis dans le paquet, n’en est pas puisqu’il survit à Socrate de plus de trente ans. 

Montaigne, un philosophe dont je me sens proche, décrypté avec l'aide de Michel Onfray

On n’a pas dit que du bien de cet homme d’excellence, né après 11 mois de gestation comme s’il hésitait à venir au monde, mais tous ou presque s’accordent pour dire qu’il reste le philosophe dont l’unique livre, les Essais, le mieux à vivre et dispose à mourir le mieux que l’on peut.

On le penserait disciple d’Erasme mais ce dernier était lui-même, c’est mal connu, ou reconnu, un disciple d’Épicure. Reste à prouver que Montaigne l’a suivi -et parfois dépassé- sur le terrain de l’hédonisme.

Michel Eyquem de Montaigne naît dans un château le 28 février 1533 mais il est vite confié à une nourrice paysanne. Il en retiendra l’austérité, les goûts culinaires peu sophistiqués, la frugalité, la simplicité mais aussi de la volupté. 

samedi 28 juillet 2012

Michel Onfray - Les consciences réfractaires


Diffusion estivale des conférences animées par Michel Onfray en 2011-2012 dans le cadre de l'Université populaire de Caen.

Michel Onfray est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, traduits dans une trentaine de langues. En 2002, après une carrière de 20 ans dans un lycée technique privé, il démissionne de l’Education nationale et fonde l’université populaire de Caen. Les enseignements gratuits qui y sont dispensés, par lui et une quinzaine de ses amis, sont publiés chaque année sous le titre : « Contre-histoire de la philosophie ».

Cette année, pour la dixième saison, Michel Onfray s’est attaqué aux « consciences réfractaires ».

Bach - Sonates pour flûte et clavecin




Les sonates de Bach pour flûte par Michala Petri et Keith Jarret himself. Le son de la flute est incroyablement beau. Suivez ce lien :

Pour écouter cliquez sur ce lien