samedi 21 juin 2014

Révélations sur la femme de Jésus


La relation entre Jésus de Nazareth et Marie Madeleine demeure une source de débats vifs dans le monde chrétien. Un papyrus comportant huit lignes en copte ancien a été présenté à Rome en 2011, lors d'un important congrès scientifique. Il serait vieux de 1600 ans. Le Vatican nie la véracité des propos que l'on peut y lire. En effet, le texte indique que Jésus aurait eu une femme. On est donc loin de l'image de la prostituée repentie véhiculée en Occident. Les chercheurs estiment que la variété des sources trouvées traduit la diversité de courants de pensée parmi les premiers chrétiens. D'autres papyrus ont été découverts en Egypte au cours du siècle dernier. L'Eglise les considère comme hérétiques.

Abdul Rassul Sayyaf, le milliardaire de Kaboul

Afghanistan. Candidat à la présidence, Abdul Rassul Sayyaf est milliardaire, criminel de guerre, et fut l’ami de Ben Laden. Récit d’un parcours hors-norme.

Paru dans Le Point, le 3 avril. Par Emmanuel Derville, à Kaboul.
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Il vient d’apparaître sur l’allée couverte de tapis rouges qui mène à la tribune. Ses supporteurs l’acclament, scandent des « Gloire à Dieu » et des « vive Sayyaf ». Abdul Rassul Sayyaf les salue à peine. Il s’avance avec dédain, emmitouflé dans son élégant manteau noir. Ses bottines brunes fraîchement cirées brillent, malgré la pluie et la boue. En ce 14 mars, ils sont 3000 à s’entasser sur une esplanade battue par le vent et une averse glaciale, sur la plaine de Shamali, à 50 km de Kaboul. L’homme qu’ils ont attendu deux heures sans broncher, est candidat à l’élection présidentielle du 5 avril, et l’une des premières fortunes afghanes. Un parcours étonnant pour ce fils d’officier issu d’un milieu modeste.

Animal, mon prochain




« Le jour où les humains comprendront qu’une pensée sans langage existe chez les Animaux, nous mourons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires… »

Boris Cyrulnik

Un petit cours de dessein

Il n'y a rien de choquant à ce l'on puisse penser que l'univers étant une création, il existe quelque part un créateur. Cela est du domaine de la conviction de chacun, conviction qui, dès lors qu'elle ne repose en rien sur une preuve, ou même sur une présomption, exclue toute forme de rationalité. Ce qui est plus embarrassant, c'est quand l'expression de cette conviction, une fois formalisée et théorisée par les religions, entend faire passer la science par les fourches caudines du dogme. Si les scientifiques ne contestent pas que l'évolution des espèces ait été le fruit de règles précises, ils considèrent également que le hasard a joué un rôle déterminant dans un parcours très éloigné d'un chemin qui aurait été tracé à l'avance. Le hasard n'a cessé d'être présent au cours de ce long chemin chaotique qui a abouti à notre existence.


Même si une collision frôlant la destruction totale de notre planète bien avant l'apparition de la vie avec une planète de la taille de Mars il y a 4,4 milliards d'années reste une hypothèse, les cinq épisodes de destruction massive qui auraient pu mettre fin à toute vie sur notre planète sont eux une réalité. 


Par exemple, il y a 252 millions d'années la terre a connu l'extinction massive du Permien qui a éradiqué 95% des espèces vivantes.

Aurais-je écris cet article et le liriez-vous si, il y a 65 millions d'années, une météorite, n'avait, par le plus grand des hasard, anéantie les dinosaures laissant enfin le champ libre aux mammifères que nous sommes ?
Nous sommes là bien loin de l'évolution linéaire allant de la bactérie à l'homme qui aurait du se produire si elle avait été le fruit d'un dessein divin.


A l'occasion de récents débats sociétaux, on a vu réapparaître l'hypothèse créationniste affirmant l'existence de lois naturelles ne pouvant souffrir la moindre transgression. C'est oublier un peu vite que l'évolution de la vie a essentiellement répondu aux deux règles que sont le hasard et la nécessité. Si la division cellulairea permis à des formes de vie simples une reproduction rapide, elle comporte deux inconvénients majeurs: une altération génétique se répercutera sur l'ensemble des descendants, et, les mutations qu'elle autorise sont limitées.


La reproduction sexuée, bien que moins efficace puisque nécessitant la présence d'un partenaire, a permis de pallier aux déficiences génétiques par le mélange des chromosomes tout en donnant une possibilité d'adaptation sans précédent des différentes formes de vie à leur environnement.


On pourrait comparer la reproduction sexuée au billard. Plus le nombre de gènes augmente, plus il y a de boules sur la table. Au-delà d'un certain seuil, le joueur ne sera plus en mesure de calculer les conséquences de son coup tant les possibilités seront multiples. Mais, plus le nombre de boules augmente, plus le nombre de "poches" sur les bords de la table s'accroît également, tout comme la chance qu'auront les boules de tomber dans ces trous. De la même façon, cette augmentation des combinaisons possibles produira une grande variété d'individus, certaines mutations aboutiront à une évolution alors qu'un grand nombre d'autres, parce qu'inadaptées à leur milieu, s'avéreront sans issue tout comme les boules de billard tombant dans les trous de la table.


Debussy - Prélude à l'après-midi d'un faune



Le Prélude à l'après-midi d'un faune est une œuvre symphonique de Claude Debussy, composée entre 1892 et 18941. Le faune est une créature légendaire de la mythologie romaine. Il est proche des satyres de la mythologie grecque.
Debussy écrit à propos de cette pièce : « La musique de ce Prélude est une illustration très libre du beau poème de Stéphane Mallarmé. Elle ne prétend nullement à une synthèse de celui-ci. Ce sont plutôt des décors successifs à travers lesquels se meuvent les désirs et les rêves d'un faune dans la chaleur de cet après-midi. Puis, las de poursuivre la fuite peureuse des nymphes et des naïades, il se laisse aller au soleil enivrant, rempli de songes enfin réalisés, de possession totale dans l'universelle nature. »
C'est une des œuvres les plus connues de Debussy, dont le succès fut immédiat, et qui constitue le plus bel exemple de la musique impressionniste.

Félix Mendelssohn - Ein Sommernachtstraum (Le Songe d’une nuit d’été)







Ein Sommernachtstraum (Le Songe d’une nuit d’été en français) est une ouverture (op. 21) et une musique de scène (op. 61) de Felix Mendelssohn. Figurant parmi ses œuvres les plus célèbres, elles ont été composées pour la comédie de William Shakespeare, A Midsummer Night’s Dream. Ici la marche nuptiale.

Smetana - La Moldau



La Moldau
Poème symphonique de Bedrich Smetana (1824- 1884) est un musicien tchèque qui a exalté le sentiment national de son pays.

Situation de l'oeuvre
La Moldau est un poème symphonique écrit pour grand orchestre par le compositeur Bedrich Smetana. Le poème symphonique est une pièce inspirée par une idée extramusicale comme un poème, un tableau, une description de paysage.
Le poème symphonique fait partie de la musique à programme qui comprend aussi l'ouverture, la musique de scène, accompagnant une pièce de théâtre, la musique de film.

Analyse de l’œuvre
Le poème symphonique de Smetana dépeint le cour de la rivière Moldau ( en Tchèque Vltava) de sa source jusqu'à son confluent ,avec l’Elbe ainsi que les paysages traversés et les scènes se déroulant sur ses rives. Le compositeur a noté ses intentions sur la partition.

1. Naissance de la Moldau
Imaginez, descendant de quelque colline, un petit ruisseau, frais et limpide, qui saute de rocher en rocher : Flûte + cordes (pizzicati)
La flûte joue le thème de la source
Les violons et la harpe accompagnent en pizzicati.
Un autre ruisseau se joint à lui. Voici d'autres torrents : Deuxième flûte
Et voilà formée la rivière, impétueuse et bondissante, écumant aux rochers. Elle dévale toujours fièrement la pente : Thème I aux violons

2. Chasse dans la forêt : 3'15
La rivière est bordée maintenant par d'immenses forêts, dans lesquelles résonnent les échos d'une chasse à courre : Cuivres et violons
Les sonneries de la chasse sont jouées par les cors et les trompettes.
En même temps, les cordes continuent à dépeindre le débit de la rivière.
Puis la forêt s'éloigne. Après un brusque détour vers le nord, la Moldau traverse une plaine infinie. En diminuant

3. La noce campagnarde : 4'15
Les invités d'une noce dansent.
Mais le village s'éloigne à son tour. En diminuant

4. Clair de lune -jeux de nymphes : 5'46
La mélodie est jouée très doucement par les cordes ; les flûtes et les clarinettes évoquent le flot de la Moldau.
Les reflets de la lune provoquent un merveilleux scintillement sur la surface de l'eau. Curieuses, des fées accourent et dansent avec les reflets : Flûte, violons et harpe

5. Les rapides de Saint-Jean : 9'48
Dans les gorges de Saint-Jean, la rivière accélère sa course; l'eau tourbillonnante est dépeinte par les cordes, les rochers contre lesquels elle se jette, les chutes sont représentés par les cuivres : un effet d'effroi est donné par les notes stridentes du piccolo.
Or, voilà que son lit se rétrécit singulièrement : Cuivres
Vous comprenez maintenant pourquoi la Moldau bouillonne aussi furieusement en pénétrant dans ces gorges, profondes parfois de 300 mètres. Elle traverse les rapides de Saint-Jean : Avec timbales et orchestre (fort)

6. La Moldau élargit son cours : 11'23
Le thème principal revient mais dans la tonalité majeure. Smetana veut montrer la grandeur majestueuse du château et de la cathédrale de Prague au pied desquels passe la Moldau.

7. La Moldau se jette dans l'Elbe :
Les accords de l'orchestre sont de plus en plus amples. On entend un decrescendo. Deux accords fortissimo terminent cette oeuvre.
Mais le jour va se lever et dès les premiers rayons du soleil, la rivière reprend fièrement son cours : Cuivres En augmentant
Elle a gagné en largeur et la puissance de ses flots (bien que plus calmes) est toujours aussi impressionnante : Thème + aux violons
Mais voici de nouveau l'air libre. Et la rivière, plus fièrement que jamais, se prépare à entrer dans la capitale: Prague. En diminuant T: hème 1 en tonalité majeure
Elle sait être solennelle en passant devant l'imposant palais aux mille fenêtres : Accords de l'orchestre
Mais voici l'Elbe, adieu Prague ! L'histoire de la Moldau est finie : Cordes en diminuant