vendredi 22 août 2014

Les quatrains de Khayyâm traduits par J.B. Nicolas (1867)



Omar Khayyam pratique, en toute sérénité d'âme, «l'indifférence à la foi et au doute». 
Ni l'étude, ni le raisonnement, ni l'intuition ne peuvent nous éclairer, et l'impuissance est égale
 de ceux qui par la science ou par la religion espèrent résoudre l'énigme de ce monde. 


Nous n'atteignons à aucune vérité et il n'est pas de bonheur ou de châtiment supraterrestre. 
Entre les deux néants qui la limitent, la vie n'est que le temps d'une respiration. Sachons en tirer 
des joies précaires. Le vin, l'amour des femmes et des adolescents mortels, la lune sur les terrasses, 
la flûte de l'Irak dans les vergers, le vent frais du matin, les roses à peine écloses, voilà la seule réalité
de nos jours qui passent comme un songe. Après l'Ecclésiaste, il nous répète de cent façons
«Tout est vanité et poursuite du vent,» mais il ajoute: «Réjouis-toi dans le présent : c'est là le but 
de la vie.» 

La pénétration de la pensée, son aigu, la qualité cristalline de la forme, la richesse contenue des 
images, l'absence de toute amplification lyrique, mettent Omar Khayyam au rang des plus rares 
poètes.

Il n'existe pas de texte critique persan des œuvres d'Omar Khayyam. Le premier manuscrit (1460 A.D. - Bodléienne) où apparaissent les quatrains est de trois siècles et demi postérieur à la mort d'Omar Khayyam. Il comprend cent cinquante-huit quatrains. Les éditions les plus récentes de Calcutta et de Bombay en contiennent jusqu'à cinq cents. Ainsi pendant sept cents ans on a ajouté sans discernement à l'œuvre de Khayyam déjà adultérée dans le manuscrit de 1460. Nicolas a traduit en 1867, et indifféremment, tous les quatrains attribués à Khayyam.


1
Un matin, j'entendis venir de notre taverne une voix qui disait :
A moi, joyeux buveurs, jeunes fous ! Levez-vous,
et venez remplir encore une coupe de vin,
avant que le destin vienne remplir celle de notre existence.

Il n’y a pas que le « coût du travail

Jeudi 21 août 2014. Chômage en hausse, menace de déflation… la situation n’est pourtant pas si dramatique en France, vice-championne du monde et championne d’Europe des dividendes versés aux actionnaires par les entreprises cotées en Bourse. Si certaines composantes de ces revenus financiers peuvent se justifier, comme l’explique Laurent Cordonnier, « une grande part ne correspond à aucun service économique rendu, que ce soit aux entreprises elles-mêmes ou à la société dans son entier. »
Il n’y a pas que le « coût du travail »...

Coût du capital, la question qui change tout

Afin de justifier toutes sortes de réformes, médias et gouvernants se prévalent de leur disposition à bousculer les « archaïsmes » et à faire preuve de courage. Mais il s’agit toujours en définitive de réduire salaires et prestations sociales. Il existe pourtant bien un tabou pénalisant tous ceux qui souhaitent investir et créer de l’emploi : le coût prohibitif du capital.
par Laurent Cordonnier, juillet 2013

Le voile n'est ni arabe, ni islamique, il est machiste ;)

La première preuve textuelle du port du voile vient de la Mésopotamie, où le culte de la déesse Ishtar était associé avec la prostitution sacrée. Ishtar est représentée voilée. Dans un hymne, l’Exaltation d’Inanna(nom sumérien donné à Ishtar), écrit vers 2300 avant J.C. par le grand prêtre du dieu de la Lune à Ur, cette déesse est appelée hiérodule (prostituée sacrée) d’AnAn étant le plus ancien dieu des Sumériens.

Chronologie des conquêtes islamiques



622

- à partir de 622: pillage de caravanes organisé par Muhammad depuis Médine (Arabie Saoudite), bataille de Badr où Muhammad et ses compagnons tuent 70 hommes et ramènent un imposant butin, multiples assassinats politiques contre les adversaires du pseudo prophète, nombreuses attaques de juifs de la région
- 627: extermination par l'armée de Muhammad de la tribu juive des Bann Qurayza (600 à 900 personnes)
- même époque: expulsion des Nadir et leur massacre
- 634: invasion de la Syrie par Abu Bakr, mort de 4000 personnes défendant leurs terres entre Gaza et Césarée. Campagne de Mésopotamie: 600 monastères détruits, moines tués, arabes monophysites convertis ou tués, extermination de la population d'Elam et notables exécutés à Susa
- 634-638: invasion de Jérusalem avec destruction d'églises, pillages provoquant une famine en 639 faisant des milliers de morts
- en Arménie, massacre de la population d'Euchaita
- Assyrie dévastée, grandes destructions dans la région de Daron, au sud-ouest du lac Van (Turquie), nouvelles exactions en 642 avec massacres et esclavage
- 643: conquête de Tripoli par Amr, pillage, esclavage des femmes et des enfants au profit de l'armée arabe
- 652 à 1276: envoi annuel d'esclaves de la Nubie vers le Caire
- Carthage rasée et habitants exécutés, de même en Anatolie (Turquie), Mésopotamie, Syrie, Iran et Irak
- fin 7ème siècle: conquête de l'Egypte par Amr b. al As, massacre de tous les habitants de Behnesa près de Rayum ainsi qu'à Fayoum, Aboit, Nikin

Last Tango in Kabul

While war raged across Afghanistan, expats lived in a bubble of good times and easy money. But as the U.S. withdraws, life has taken a deadly turn

RollingStone By Matthieu Aikins | August 18, 2014

In the heart of Kabul's heavily guarded diplomatic district, down a quiet side street, sits a dilapidated two-story building fronted by a beige boundary wall topped with razor wire. Its front entrance is a gaping hole blocked with corrugated iron, and its windows, missing their glass, have faint scorch marks at the corners, like raised eyebrows above sightless eyes. The alley to the right is pocked with bullet holes. The place is abandoned now. These faint signs of violence are all that's left to mark the 21 people who were murdered inside last winter.


mardi 19 août 2014

144 quatrains d'Omar Khayyam, traduits par Claude Anet et Mirza Muhammad


On nous promet un paradis et des houris aux yeux de jais ; 
on nous promet le vin et l’hydromel.
Si nous avons choisi ici-bas le vin et les bien-aimées, 
nous avons raison, puisque telle est la fin qui nous est promise là-haut.

Islam et alcool

L’islam a introduit à partir de 622 J.C., un changement révolutionnaire dans l'histoire du commerce et de la consommation des boissons alcoolisées. Et malgré quelques controverses doctrinales, les préceptes coraniques auxquelles leur sont associés les hadiths (paroles) du prophète sont clairs et nets. Si le Coran interpelle, raisonne et persuade le croyant de la souillure, la turpitude, l'égarement et l'abomination que représente la consommation du vin, les hadiths condamnent non seulement  la consommation mais aussi la commercialisation des alcools en général comme haram, illicites, donc interdites. Ainsi, les autorités religieuses musulmanes, considérant la complémentarité de ces deux corpus[1], traitent toute personne tentée de renier l'interdiction de l'alcool, comme un mécréant, un apostat et un abjurant d'un des fondements de la "religion".