jeudi 3 mai 2018

Les rapatriements d’or sont annonciateurs d’une guerre monétaire et d’un conflit armé

Le gouvernement turc a pris la décision de rapatrier toutes ses réserves d’or stockées à la Fed de New York, soit 220 tonnes, d’une valeur de 25,3 milliards $.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a durci sa position contre le dollar, déclarant que les prêts internationaux devraient être faits en or au lieu de la devise américaine. Ankara cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis du système financier américain. Le rapatriement des réserves d’or a été en partie motivé par les menaces de Washington d’imposer des sanctions contre la Turquie en réponse à sa décision d’acheter des systèmes de défense antimissile russes S-400.

mercredi 2 mai 2018

Histoire de l’Arabie Saoudite

Histoire de l’Arabie Saoudite


Suscitant de nombreuses controverses, l’Arabie saoudite, terre longtemps déshéritée, est une jeune nation. Née officiellement en 1932, elle s’est hissée aujourd’hui au rang de puissance régionale. Son influence s’étend cependant à travers le monde.
L’histoire et les caractéristiques de la société saoudienne demeurent toutefois méconnues du grand public.

mardi 24 avril 2018

De Pompidou à Macron, le financement de la dette publique par la banque centrale

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, issu lui aussi de la banque Rothschild, ne compte pas bien sûr remettre en cause cette loi, préférant faire des coupes sombres dans les budgets sociaux pour réduire le déficit de l’Etat…
1973, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. En clair, l’État est condamné à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la Banque de France.
Comment en est-on arrivé là ? En 1973, après de 30 années de création monétaire, l’économie française était remise à flot. Dans l’esprit de l’ancien président de la République, Georges Pompidou, et des hauts fonctionnaires qui l’entouraient à l’époque, la France était désormais reconstruite suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale.

vendredi 20 avril 2018

Peut-on être catholique et franc maçon ?


"Ce qui rend le catholicisme incompatible avec la franc-maçonnerie c'est le refus par ces derniers du dogmatisme, d'une vérité définitive établie et unique, ça ils le refusent c'est dans leurs gènes."
Le Père Jean Baptiste Edart a raison, un franc-maçon c'est quelqu'un qui, dans une démarche philosophique, cherche une réponse aux questions existentielles : "D'où je viens, qui je suis, où je vais" en sachant qu'il ne trouvera jamais la réponse et certainement pas dans une loge maçonnique.
Pour le franc-maçon ce qui compte ce n'est pas le Graal, c'est la quête du Graal, c'est la démarche, la recherche, pas le résultat puisqu'il est adogmatique et qu'il admet que la vérité ultime est hors de sa portée. Il est quelque part un peu fou, car il cherche sachant qu'il ne trouvera pas.
Un catholique lui sait, il sait tout des fins ultimes de l'homme et de l'Univers, c'est dans la cathéchisme de l'Eglise : "D'où je viens qui je suis où je vais" et en prime dans ce même catéchisme et dans le Nouveau testament il trouve une morale en kit, en prêt à porter.
Face aux questions existentielles, il est tellement plus simple de faire le choix apathique d’une croyance, d’une religion. Les choses deviennent simples : elles sont ce qu’elles sont parce que Dieu l’a choisi. C’est ainsi, pas besoin de se poser de question.
Au franc maçon, il faut du travail, du recul, de la réflexion, des lectures. Il doit trouver lui-même une réponse (ou plus fréquemment avoir l’humilité d’admettre qu’il n’y en a pas) pour toutes les questions auxquels les croyants répondent en allant chercher des vérités gravées dans le marbre de la Bible.
Il n'a pas la chance d'avoir une morale toute prête, il devra faire l'effort de l'élaborer pour en arriver en définitive à celle de Jésus : l'amour, l'amour de son prochain, de son lointain, de ses enfants, de la nature, l'amour inconditionnel...

mardi 10 avril 2018

L’empire américain d’Occident en crise

Manlio Dinucci interprète les mensonges britanniques de l’affaire Skripal et de la Ghouta orientale comme le pendant européen de ce que furent les mensonges états-uniens à propos de l’Iraq. Dans les deux cas, observe-t-il, les Occidentaux tentent de maintenir leur domination sur le monde, face à la montée en puissance de la Russie et de la Chine.


La guerre des droits de douane déclenchée par les États-Unis contre la Chine et les nouvelles sanctions contre la Russie sont des signaux d’une tendance qui va au-delà des événements actuels. Pour comprendre ce qu’elle est, il faut remonter une trentaine d’années en arrière.

mardi 3 avril 2018

Les pays les plus pauvres sont les grands oubliés de l’aide française au développement

L’état de notre Aide Publique au Développement (APD) au titre des subventions aux pays les plus pauvres, depuis près de 20 ans, un véritable scandale... 

200 millions d’euros pour 19 pays qualifiés, sans honte, de “pauvres et prioritaires”, quand l’Allemagne consacre par exemple 400 millions d’euros de dons seulement pour l’Afghanistan. Les efforts de la GB et du Japon sont du même ordre. L’Agence Française de Développement fait bon an mal an dans la période actuelle 8 milliards d’euros d’engagements par an dont 7,8 milliards de prêts notamment aux grands émergents (Chine, Pakistan, Inde, Brésil, Mexique, Indonésie...) et 200 millions d’euros aux pays pauvres d’Afrique à qui elle refuse de consentir des prêts en raison de la mauvaise situation de leurs finances publiques des, et où paradoxalement elle est le bailleur de fonds de référence, puisque la plupart des ces pays abandonnés sont dans son “pré carré”. C’est le cas notamment de la Centrafrique et de Djibouti où j’ai sévi.

Depuis longtemps, des parlementaires et diverses personnalités se plaignent de l’opacité de l’annexe au projet de loi de finances portant sur l’aide publique au développement (APD). Cette question a pourtant fait l’objet d’une recommandation particulière de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, qui, en 2012 déjà, déplorait que « la politique d’aide au développement a longtemps été synonyme d’opacité : opacité du budget, dont les enjeux ne peuvent être compris que d’un nombre restreint de spécialistes ; et opacité des statistiques, qui agrègent des données hétérogènes ». 

Dans sa forme actuelle, ce document marque une contradiction frappante avec l’ambition du chef de l’Etat de promouvoir la simplicité, la clarté et la transparence dans la formulation et la conduite des politiques publiques. On se perd dans les détails et les redites. La vision irénique qui sous-tend ces 89 pages voudrait que l’APD soit exclusivement au service de la lutte contre la pauvreté et des objectifs de développement durable. Soyons sérieux. Il s’agit aussi d’un outil essentiel de notre politique étrangère et l’un des instruments permettant d’intervenir au plan géopolitique, notamment dans des situations de crise. A ce titre, on ne voit aucune information quant à la distribution des ressources affectées aux fameux « trois D » : défense, diplomatie et développement.

La France met enfin l’aide au développement au service des pays les plus pauvres

Dans une tribune au « Monde », Olivier Lafourcade et Serge Michailof se félicitent de la décision de Paris de favoriser les dons directs aux Etats... à partir de 2019 en portant de 200 millions d’euros les subvention d’aide au développement aux 19 Etats les plus pauvres de la planète à 1 milliard... Acceptons-en l’augure.

Après tant de promesses, la main sur le cœur, de présidents français successifs, nous ne parvenions plus à croire à une reprise du contrôle de notre aide publique au développement (APD), condition essentielle, selon nous, de son efficacité. A chaque fois, Bercy, la main sur le portefeuille, s’empressait « d’oublier » les promesses présidentielles.