dimanche 4 novembre 2012

Samuel Barber - Agnus Dei

Vous pourriez penser en écoutant cette pièce à une polyphonie de la renaissance, à la façon du Miserere d'Allegri. Faux ! c'est une pièce écrite en 1938 par le compositeur américain Samuel Barber, un contemporain de Scott Joplin, George Gershwin, Aaron Copland et Leonard Bernstein.

C'est à l'origine un Adagio pour cordes provenant d'un mouvement du quatuor à cordes n° 1, Op. 11, composé en 1936. Il suit un premier mouvement brutal et très différent, et précède une courte reprise de cette musique.

Le compositeur arrangea ce morceau en 1967 pour un chœur de huit chanteurs, un Agnus Dei.

Attention si vos enceintesne sont pas à la hauteur ça va saturer "grave".


Le Miserere d'Allegri à titre de comparaison.


Les versets sataniques


L’affaire Salman Rushdie : les 3 déesses-mères pré-islamiques du Coran (Versets Sataniques)

 Les filles d’Allah ?

A l’origine, Mohammed, prophète de l’islam, aurait reconnu plusieurs déesses. Elles auraient un temps survécu dans l’Islam même, où on les aurait appelé dans le Coran les trois filles d’Allah, avant d’être effacées. Leurs noms sont cependant toujours là. Les déesses arabes dont les noms sont bien dans le Coran sont :Al-Lat (la Déesse), Uzza (Pouvoir), et Manat(Destinée ou Fatalitée). D’après le Coran, les Arabes païens ont adoré une triple déesse. Cette divine trinité féminine était adorée à la Mecque, dans la Kaaba. Lors de la révélation de la sourate LIII Mahomet aurait, selon Tabari, dans une première version, recommandé qu’on leur rende un culte. Ces versets prononcés puis abrogés sont appelés les « Versets Sataniques », expression qui a servi de titre au roman controversé de Salman Rushdie.

Matriarcat Moso (Chine)


Lien vers le site www.matricien.org où est publié cet article

un paradis sans père ni mari, mais pas sans oncles

Les Naxis [Na-hsi] ou Moso (sous groupe) sont un petit peuple de 30 000 habitants du sud de la Chine, entre le Sichuan et le  le nord-ouest du Yunnan, autour de la ville de Lijiang, sur les contreforts de l’Himalaya. Leur district a été nommé Yongning en chinois, ce qui veut dire « Sérénité Eternelle »… C’est à se demander si les chinois ne leur envient finalement pas un peu leur culture. Les chinois les ont surnommé Moso, ou Mosuo, les cowboy, à cause des chapeaux que portent les hommes. Les Naxis sont les descendants des anciennes tribus Qiang, qui ont migré vers le sud à partir du plateau de Qinghai, se sont établis au Sichuan et au Yunnan, et ont donné naissance à plusieurs peuples de langue tibéto-birmane dans la région. C’est le tout dernier peuple resté totalement  »matriarcal »Les ethnologues le surnomment « le peuple fossile ». La découverte récente de ce peuple au milieu du siècle dernier remet en cause toutes les théories sociologiques académiques qui stipulent qu’il ne pourrait y avoir de société viable sans mariage, et que le complexe d’œdipe serait universel.

Un modèle pour l’avenir de l’humanité

Lors de son 50ème anniversaire, l’ONU a donné aux Moso le titre de communauté modèle. Parce qu’ici, selon des anthropologues, il n’y aurait pas de rapports de domination entre hommes et femmes, ni de ces querelles courantes dans les sociétés modernes concernant la propriété. Les Moso n’ont pas ressenti le besoin d’inventer des mots pour parler de guerre, de meurtre ou de prison.

Pour restaurer un vrai patriarcat : la répression sexuelle et l’esclavage des femmes !



Le roi est le pilier de l’État. Le père est le pilier de la famille. Le mari est le pilier de la femme.
 – Confucius (5e siècle av-JC).
Le mariage est le seul et unique garant de la reconnaissance de paternité, de la filiation par le père, du droit du sang paternel. Se marier, c’est reconnaître d’avance les enfants d’une femme. L’enfant conçu pendant le mariage a pour père le mari (Code Napoléon – Art. 312). Il ne peut y avoir de reconnaissance de paternité sans mariage. On est jamais sûr du père, seulement de la mère. Seul le contrat de fidélité du mariage garanti à l’homme d’obtenir une descendance directe par sa semence, des héritiers à travers le ventre de son épouse (mère porteuse). L’enfant est la propriété exclusive du père. Il ne peut exister, il n’a jamais existé, et il n’existera jamais de société patriarcale viable, où le sexe hors du cadre légal du mariage soit toléré. La fornication et l’adultère engendrent des enfants illégitimes, des bâtards sans père, des fruits du péché, qui ramènent donc à la matrilinéarité, et est donc un retour au matriarcat. L’esprit est fort, mais la chair est faible (Matthieu, XXVI, 41).

Les origines païennes de l'Islam


Origines de l’islam : ses racines païennes matriarcales

Aujourd’hui encore, les fouilles archéologiques sont quasi-interdites en Arabie Saoudite, à croire que cela en dérangerait certains.

L’arrivée du patriarcat en Arabie

Le patriarcat s’est installé progressivement par la guerre à partir du IVème millénaire avant Jésus-Christ. Les anciennes déesses matriarcales ont été conquises et assimilées par les nouveaux dieux patriarcaux (Olympiens, Aesirs nordiques…) originaires du moyen orient (Sumer). Il a dû en être de même avec les divinités matriarcales arabes (Allat, Uzza, Manat), conquises et assimilées par les nouveaux dieux conquérants (Hu-Baal), probablement originaires de Babylone. D’après les différents types de mariages arabes pré-islamiques, la patriarcalisation de l’Arabie a commencé bien avant l’islam.

Jérusalem, première direction de la prière islamique

La Mecque était le sanctuaire pré-islamique le plus important de toute la péninsule arabique. A l’origine, la ville n’était pas au centre de la religion musulmane, les croyants se tournant vers Jérusalem. La direction de la prière (la kiblah) répond à des règles très strictes énoncées par Mohammed dans le Coran. Au début, la kiblah correspond à la direction de Jérusalem (s.2, v.36), pour satisfaire les convertis d’origine juive ou chrétienne. Puis, afin d’asseoir définitivement son autorité tout en contentant la masse des nouveaux fidèles d’origine païenne, la kiblah se tourne vers la Mecque, haut lieu millénaire païen. La vénération de la pierre fut une occasion pour Mohammed de ramener vers lui les païens.

Les 3 déesses de La Mecque

A la Mecque (مكة), avant l’Islam, la tribu des Quraïch (قريش) adoraient une triade de trois divinités féminines, il s’agit d’Allat (اللآت), al-’Uzza (العُزة) et Manat (مناة), ils citaient leurs noms au cours de leurs tournées (الطواف) autour du Ka’ba (الكعبة). Selon Ibn al-Kalbi, les Quraysh avaient coutume de faire le tour de la Ka’aba en disant :  »Au nom d’Allat, d’ʿUzza, et de Manat la troisième idole. Elles sont réellement les  »al-gharānīq » (femmes de condition supérieure ) Dont il faut demander l’intercession. » Comme aujourd’hui, les pèlerins se rasaient la tête.

jeudi 1 novembre 2012