mardi 30 décembre 2014

L'Epopée de Gilgamesh

Le lien vers le récit de l'épopée de Gilgamesh

L’Épopée de Gilgamesh est un récit légendaire de l’ancienne Mésopotamie (l'Irak aujourd'hui). Faisant partie des œuvres littéraires les plus anciennes de l’humanité, la première version complète connue a été rédigée en akkadien dans la Babylonie du xviiie ou xviie siècle av. J.-C. ; écrite en pictogrammes sur des tablettes d’argile, elle s’inspire de plusieurs récits, en particulier sumériens, composés vers la fin du IIIe millénaire ; elle est à rapprocher d’« Enki et Ninhursag », d’« Enûma Elish » (Lorsqu’en haut…) et du « Atrahasis » (Poème du Supersage). Elle a pour origine des récits mythiques ayant pour personnage principal le roi Gilgamesh, cinquième roi (peut-être légendaire) de la première dynastie d’Uruk (généralement datée de l’époque protodynastique III, vers 2700 av. J.-C.2500 av. J.-C.), selon la liste royale sumérienne composée pendant la première dynastie d’Isin (2017 av. J.-C.,1794 av. J.-C.).

"L'épopée de Gilgamesh", la première histoire d'amour, par-delà la mort, entre deux hommes

La légende de Gilgamesh, qui serait le plus ancien écrit découvert par les archéologues (bien antérieur à "L'Iliade" et "L'Odyssée" ou aux divers textes bibliques fondateurs du judaïsme et du christianisme), relaterait la première histoire d'amour entre deux hommes et la quête de l'immortalité.

Quatre millénaires après sa transcription sur les tablettes cunéiformes de Sumer, "L'épopée de Gilgamesh" demeure le premier récit imaginaire connu de l'histoire de l'humanité.

L'épopée de Gilgamesh, aux origines du mythe du déluge



A 29'06, le mythe du déluge dans le récit sumérien de Gilgamesh écrit sur des tablettes d'argile remontant aux environs du XIIIe siècle avant J.-C. Elles racontent en trois mille vers l'épopée d'un roi en quête d'immortalité.

Gilgamesh aurait régné vers 2600 avant J.-C. sur la cité d'Ourouk (ou Uruk). Ses sujets se plaignant de sa brutalité, les divinités lui opposent une brute forcenée, Enkidu. Les deux hommes se combattent avant de se lier d'amitié et d'accomplir ensemble des exploits. Mais Enkidu tombe malade et meurt. Inconsolable, Gilgamesh tente l'impossible pour le faire revivre avant de se résigner à regagner Uruk.
Le récit du déluge figure sur la onzième tablette. Il est fait par un homme, Utanapishtim, qui dit avoir été informé par le dieu de la Sagesse que l'assemblée des divinités a décidé de détruire l'humanité...
Et le dieu de donner ce conseil à Utanapishtim : « Démolis ta maison pour te faire un bateau ! Renonce à tes richesses pour sauver ta vie ! Détourne-toi de tes biens pour te garder sain et sauf ! Mais embarque avec toi des spécimens de tous les animaux (...).
Six jours et sept nuits durant, bourrasques, pluies battantes, ouragans et déluge continuèrent de saccager la terre ».

Les similitudes avec le texte biblique sont frappantes : ainsi, comme Noé dans la Bible, Utanapishtim lâche une colombe afin de repérer une terre émergée et finit par accoster sur une montagne.
Le mythe du déluge est donc antérieur à la Bible, elle-même écrite par étapes à la fin du 1er millénaire avant J.-C...
Dans l'un et l'autre cas, l'inondation sert de prétexte pour montrer ce qu'il en coûte à l'humanité de déplaire à la divinité.

Dieu a un problème avec les cheveux des femmes ?

Toutes les religions avec leurs dieux ou leurs demis dieux ont un sacré problème avec les cheveux des femmes. A l'origine de cette oppression, Popaul de Tarse. Le voile est en effet à l'origine un signe religieux chrétien !

Une pensée pour Mohamed Cheikh Ould Mkhaitir

Une pensée pour ce jeune Mauritanien que le Net essaye de garder à la ligne de flottaison de nos attentions : Mohamed Cheikh Ould Mkhaitir, âgé de 28 ans. Condamné à mort pour un article contenant, selon l'accusation, des insultes à Mahomet.

L’article incriminé accuse le Prophète d’injustice à l’égard de la frange sociale des Lemaalmine (forgerons). C’est cette injustice qui est perpétuée aujourd’hui par la société maure (arabo-berbère) en Mauritanie, a notamment écrit le prévenu. Les Lemaalmine auxquels appartient Ould M’khaitir sont traditionnellement stigmatisés dans la société mauritanienne où ils sont abaissés à un rang inférieur.
A l’annonce du verdict, un détail terrible : des coups de klaxons, des youyous pour fêter le crime commis par "l'apostat" au nom d’une justice hallucinée.

Au Maroc et en Egypte, un film sur la fuite hors d'Egypte de Moïse, Exodus, est interdit pour avoir falsifié « le réel », c’est-à-dire un mythe, une fiction, une représentation. Signe d’un empiètement monstrueux de la fiction sur le réel.

En Algérie, un chroniqueur, Kamel Daoud,  est chargé de tous les maux du pays depuis sa création : juiverie, sionisme, harkisme, apostasie, impiété, trahison, francophilie, complot…etc.

Dans quelques jours, quelques années, la terre ne sera plus ronde, la roue sera dés-inventée, le ciel redeviendra arènes des Dieux, déjà des monstres renaissent et des animaux inconnus sortent des ventres. Au final, la fin du monde n’est pas un décompte, c’est un compte à rebours. Essentiellement.

Le monde est malade. Il ne veut pas du monde. Il veut la fin du monde. C’est une géographie d’hystérie. Monde dur, pénible à vivre ou à quitter, une arche de Noé folle construite par les fous pour tuer les espèces. Une monstruosité.

Pourquoi Daech attire plus de volontaires que la lumière, le livre, la raison et l’humanité ? Dieu est-il une propriété ? Un Prophète est-il illumination ou condamnation à la mort ? Une lame triste et monstrueuse traverse le monde de l’Islam, tue, emporte, transforme l’homme en animal, dépèce, lapide, égorge. La vague kidnappe les femmes et les vend et grimpe sur les arbres imaginaires, veut soumettre les fables, les récits, les raisons, les films, les esthétiques, la créativité et la foi et l’interrogation et la dignité. Elle fait peur. Elle est sombre, nocturne, asphyxiante.

D'après un éditorial de Kamel Daoud

lundi 29 décembre 2014

Les Allahouakbars

Ces agressions sur des passants au cri de Allahou akbar sidèrent l'opinion occidentale et sont un vrai casse-tête pour les experts, car ils doivent, dans leurs analyses, respecter le principe devenu fameux : ça n'a rien à voir avec l'islam.

Mais le phénomène n'est pas étonnant pour qui a vécu en terre arabe, entouré par l'islam traditionnel ; et c'est mon cas. Là-bas, les attaques contre les juifs (et les chrétiens, jusqu’à l'arrivée des Européens) étaient fréquentes, et surtout dans l'ordre des choses. Pendant 13 siècles elles ont eu lieu à peu près impunément, elles pouvaient être l’œuvre de fous, de moins fous, ou de pas fous. Le fait qu'elles expriment une vindicte inscrite dans les Textes, une vindicte légitime puisque orientée contre les ennemis d'Allah, les soustrayait à l’analyse pathologique. D'ailleurs, à ces époques, jusqu'au milieu du XXe siècle, quel psychiatre aurait osé s'atteler au problème de savoir si la vindicte d'une identité envers les autres peut avoir, ou non, un caractère pathologique ?

Mais l'histoire est parfois cruelle : en amenant l'islam plus au fond de l’Europe, elle amène aussi devant un public médusé des coutumes ancestrales, millénaires, que seules ont connues, pour les avoir endurées, les minorités juives ou chrétiennes dans ces pays. Les souverains, moyennant un impôt lourd et complexe, protégeaient ces minorités des agressions aléatoires venant de la foule musulmane, autant dire de n'importe qui, individus ou petits groupes. Ils avaient tout intérêt à les protéger, s’ils voulaient les rançonner efficacement.

Mais aujourd'hui, la minorité juive a presque disparu des pays arabes, la chrétienne est en train de fondre, et les croyants zélés, naïfs ou fragiles sont en libre circulation sans que personne ne leur explique que ça ne se fait pas là où on n’a pas le pouvoir. Mais « le djihad » leur explique que ça doit se faire, même sans être organisé, embrigadé, ou efficace. Or le djihad est important dans « l’islam », qui a bâti son vaste empire par des djihads successifs, tout en étant, bien sûr, une « religion de paix ». Le djihad est un effort intérieur qui peut vouloir s'extérioriser en exprimant la vindicte envers les autres, qui ne font aucun effort pour se rapprocher de la vérité.

Devant ces actes agressifs, dont on ne voit que les plus « fous », les médias sont très gênés ; au point qu'aujourd'hui, lorsqu’il y a une agression, et qu'on ne nomme pas l'agresseur, les gens comprennent qu'il s'agit d'un musulman ; surtout si l'on ajoute qu'il ne faut pas faire d'amalgame. Les experts officiels sont aussi très gênés. Ils pointent la folie clinique, mais ça les coupe de la réalité, celle non pas tant du « terrorisme » que du djihad ; (deux notions distinctes, bien qu’elles se recoupent). Ils invoquent le mimétisme induit par les Palestiniens ; sous-entendu : ceux-là, c'est normal qu'ils foncent dans la foule, avec couteau, voiture ou tracteur, et avec le même cri Allahou Akbar, qui dans leur cas, serait juste un petit plus, n'indiquant nullement une guerre sainte interminable jusqu'à la défaite de l'ennemi. Or ce cri signe toute sainte agression envers des non-musulmans, car c'est la mise en acte de la vindicte inscrite. (D'autres paroles plus pacifiques sont inscrites, mais celle-là l’est aussi, et on espère la recouvrir par les paroles pacifiques). Il y a une grande variété d'actes ; par exemple, l'enlèvement des jeunes femmes au Nigéria s’est fait sous le même signe : c'étaient des chrétiennes à convertir. Et un « effort » de ce genre s'est accompli périodiquement pendant des siècles, mais c'est maintenant que le grand public peut en prendre connaissance.

Il n’est pas dit que notre pensée européenne « des lumières » puisse affronter ces phénomènes ; elle est assez totalitaire, elle n'imagine pas que des gens puissent être pacifiques, sympathiques, et saisis de temps à autre par l'impulsion vindicative qu'ils chantent quotidiennement dans leur texte sacré. Quand des personnes sont très saisies, ou le sont fréquemment, elles formalisent leur djihadisme. Mais celui-ci peut aussi se pratiquer ponctuellement, isolément, comme un acte pieux, certes incongru en pleine Europe ; la fréquence des cas-limites et même leur dispersion leur donne consistance, et relie toutes ces personnes, qui sont par ailleurs des braves gens, que l’on pourrait appeler des Allahouakbars. (Rappelons ce terme ne veut pas dire Dieu est grand comme on nous le répète, mais Allah est le plus grand ; sous-entendu : plus grand que les Dieux des autres ; il s'agit d'un comparatif, qui est en l'occurrence, un superlatif.)

L’islam a du mal à penser sa division, mais l'Europe aussi y a du mal, à supposer qu'elle puisse penser la sienne. Il n’est pas facile de penser que tout être parlant est partagé, que toute pensée vivante est divisée, que c’est même par cette division que passent la vie et l'épreuve de vérité.

En ce sens, l'islam, à son insu, donne à l'Europe une leçon de philosophie pratique ; à charge pour elle de se montrer à la hauteur, notamment de ne pas faire la politique de l'autruche.

Daniel Sibony

dimanche 28 décembre 2014

Esclaves sexuelles : Daech fournit le mode d'emploi

THE FULL DAESH PRICE LIST FOR SLAVES 
A woman aged 40 to 50 - 50,000 dinars (£27)
A woman aged 30 to 40 - 75,000 dinars (£40)
A woman aged 20 to 30 - 100,000 dinars (£53)
A girl, aged 10 to 20 - 150,000 dinars (£80)
A child under nine - 200,000 dinars (£106)

Daech, le groupe terroriste djihadiste qui se prétend "Etat islamique" a publié, le 3 décembre, à destination de ses combattants, un protocole indiquant comment ils doivent traiter les prisonniers. Ce texte contient 27 questions et réponses, dont 20 destinées au sexe avec des esclaves et aux peines à infliger. Le document, rédigé par le "Département des prisonniers et des affaires de la femme", dirigé par un certain Abu Suja, est intitulé "Questions et réponses sur l'emprisonnement et les esclaves".