vendredi 10 octobre 2014

Lully : Si l’Amour vous soumet à ses lois inhumaines



Jean-Baptiste Lully : "le mariage forcé". Marie-Claude Chappuis est accompagnée par Luca Pianca pour moi le meilleur, le plus virtuose des luthistes. Il fait sonner son luth comme personne...

Très beau poème cynique qui devrait parler à nombre de mes lecteurs. Les histoires d'amour finissent toujours mal, malheureusement on ne peut pas échapper aux sirènes du sexe, nous succomberons tous, c'st biologique, c'est au delà de notre volonté, alors tant qu'à souffrir et mourir choisissons une beauté pleine d'appas, ou un bel Apollon pour ces dames, portons de belles chaînes et allons à notre trépas ;)

Si l’Amour vous soumet à ses lois inhumaines,
Choisissez en aimant un objet plein d’appas ;
Portez, au moins, de belles chaînes,
Et puisqu’il faut mourir, mourez d’un beau trépas,
Si l’objet de vos feux ne mérite vos peines,
Sous l’empire d’Amour ne vous engagez pas :
Portez au moins, de belles chaînes,
Et puisqu’il faut mourir,
mourez d’un beau trépas.

Si l’Amour vous soumet à ses lois inhumaines,
Choisissez en aimant un objet plein d’appas ;
Portez, au moins, de belles chaînes,
Et puisqu’il faut mourir, mourez d’un beau trépas,
Si l’objet de vos feux ne mérite vos peines,
Sous l’empire d’Amour ne vous engagez pas :
Portez au moins, de belles chaînes,
Et puisqu’il faut mourir,
mourez d’un beau trépas,

mercredi 8 octobre 2014

Le Califat islamique et l'immense service qu'il rend à l'humanité !

Le titre de cette chronique a de quoi surprendre; jusqu'à présent le Califat islamique s'est distingué par des atrocités sans nom à l'égard de l'humanité, atrocités qu'il a perpétrées dans la voie d'Allah, tel que prescrit par le coran et la sunna du «prophète». Peut-on parler de mal absolu ? Les nazis en leur temps ont choisi de garder le silence, alors qu'ils mettaient à exécution «la solution finale», la Shoah. 

La haine qu'ils vouaient aux juifs ne les avait pas entièrement aveuglés, ils savaient qu'ils commettaient un crime monstrueux, c'est pourquoi ils l'ont entouré de secret. Contrairement aux nazis les «valeureux guerriers» du calife ne se cachent pas pour commettre leurs atrocités, bien au contraire, ils s'affichent ouvertement sur la «Toile», ils font de leurs crimes un outil de propagande et une arme de guerre psychologique, propres à leur assurer l'apport de nouvelles recrues, et à instiller la peur dans le cœur de l'ennemi.


L'islam tel qu'il doit être compris
Mais il ne s'agit là que de gains secondaires, le plus important est ailleurs: les jihadistes du Califat islamique se voient comme les guerriers d'Allah, leur combat est éminemment religieux, les massacres de yazidis, de chiites et de chrétiens sont autant d'actes de piété. Ils se battent pour instaurer sur terre la domination absolue et définitive de l'islam. Elle se traduit par l'application stricte dans les territoires conquis de la loi immuable d'Allah, la charia. Il n'y a pas une parole ou un acte émanant du Califat qui ne soit fondé sur le plan doctrinal ; les textes sacrés de l'islam, le coran et la sunna, sont à proprement parler la constitution de l'État islamique. Il s'agit pour les jihadistes d'un «projet exaltant», ils se voient à juste titre comme les dignes héritiers des compagnons du prophète Mahomet, ceux qui ont pour mission d'assurer la relève, de «reprendre la tâche» entreprise il y a 14 siècles, tâche inachevée et que seuls de vrais croyants soumis à la loi d'Allah sont à même d'entreprendre et de mener à bien.

Point de vue de Wafa SULTAN


La célèbre sociologue d'origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l'un des points de vue le plus cinglants concernant la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l'islam pour expliquer le conflit entre deux conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et du martyre. Elle s'appuie sur des exemples de l'histoire récente pour dénoncer une religion, une culture et une idéologie barbares...

En voici les extraits les plus significatifs, traduits par Chawki Freïha.

" Puisqu'il m'importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d'éviter la colère des troisièmes, je peux dire que le Hamas n'est qu'une sécrétion islamique terroriste dont le comportement irresponsable à l'égard de sa population l'empêche de se hisser au niveau d'une responsabilité gouvernementale. Mais ceci est conforme à l'habitude, puisque, à travers l'histoire de l'islam, jamais une bande de criminels islamistes n'a respecté ses administrés. (...) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs ne m'ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise. S'ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés, de quitter la région et de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c'est contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…

Exemple de désinformation sur la nature de l'Islam par Dounia Bouzar, une antropologue française

Publication du 30/05/2013 de Dounia Bouzar dans le Huffington post

"ISLAM - Il y a quelques jours, un homme a tué à la machette un autre homme en pleine rue de Londres en criant "Allah Oukbar". Quelques jours plus tard, un délinquant sans domicile fixe a attaqué un autre soldat à la Défense "au nom de l'islam". Le matin du 24 mai, à 8h30, Michel Onfray déclare tout naturellement à Jean-Jacques Bourdin sur BFM que "250 versets du Coran justifiaient le Jihad" contre les juifs et les chrétiens et que l'islam était une religion qui "par essence" n'acceptait pas les autres.

Jusque là, je m'agaçais d'entendre les journalistes se plaindre du mutisme des musulmans. Pourquoi devrions-nous rendre des comptes sur la manipulation de notre religion ? Toutes ces horreurs n'avaient rien à voir avec nous...Mais là, en lisant les commentaires des internautes sur BFM qui tous remerciaient Michel Onfray de "dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas", j'ai changé d'avis. Il est temps que la majorité silencieuse des musulmans se fasse entendre sur leur manière à eux de comprendre et d'appliquer leur religion. Et heureusement que l'intégrisme ne provient pas de l'islam, car sinon, quelle serait la solution pour en venir à bout ?

Ce que pense Michel Onfray de l'Islam


Pour ceux qui ne le connaissent pas, Michel Onfray est un philosophe français de gauche, auteur du best-seller "Traité d'Athéologie" aux éditions Grasset

Extraits du traité d'athéologie publié en 2005, pages 239 à 256.
  

"Près de 250 versets – sur les 6235 du Livre (coran) – justifient et légitiment la guerre sainte, le djihad. Assez pour que se trouvent noyées les deux ou trois phrases qui invitent à la tolérance… Dans un tel océan de sang qui peut encore s’arrêter à [ces] deux ou trois phrases… D’autant que la biographie du prophète témoigne : on y trouve constamment le meurtre, le crime, l’épée et l’expédition punitive. […]

Décroissance

« Croissance », le mot le plus détestable… Croissance vers où ? le ciel ? la sagesse? l’horreur? Ce mot devrait être banni du vocabulaire. Croissance ne veut rien dire. Quand je suis dans un embouteillage, je fais de la croissance (je consomme de l’essence, donc je croîs, car PIB égale consommation plus investissement; et je consomme non seulement de l’essence, mais aussi de la Sécu, puisque je me ruine les nerfs). Quel mot substituer à croissance? Activité. Les hommes agissent, bougent, inventent, transforment. Cette activité est-elle bénéfique ou non pour l’espèce, voilà la question.

Jusqu’à aujourd’hui, elle n’a jamais été bénéfique. Les hommes ont toujours détruit pour favoriser leur expansion. Ils ont liquidé la mégafaune de la Terre dès 130 000 avant Jésus-Christ. Puis ils ont inventé le langage, ce qui leur a permis d’être encore plus productifs.Puis, ayant dévasté la Terre et commençant à connaître la rareté, ils se sont sédentarisés. Ils ont pratiqué l’élevage, l’agriculture, la sélection des animaux et des plantes. La rareté les a conduits à inventer la propriété et la productivité. Contrairement à ce que l’on croit, les peuples encore nomades et parasites (les Indiens d’Amérique par exemple) furent de sacrés prédateurs. Ne parlons pas des Romains, qui détruisirent la magnifique faune d’Afrique pour leurs jeux débiles.


Ayant découvert la rareté, les hommes ont découvert l’économie politique, « science » de la rareté, Jean-Baptiste Say (l’idiot qui disait que les ressources naturelles étaient inépuisables), puis Luc Ferry. De -10000 à nos jours, l’histoire a suivi son petit train-train d’accumulation et de prolifération de l’espèce humaine, avec tout de même une accélération il y a deux cent cinquante ans, quand les Anglais inventèrent la révolution industrielle.

Mais il n’y a pas vraiment de changement de nature de la prédation humaine. Le carnage existait avant le capitalisme. En particulier, l’histoire des peuples purement parasites qui « respectent la nature » paraît une fable. Aucune collectivité humaine n’a respecté la nature. Toute tribu, même la plus inculte, même la plus petite, a cherché à proliférer au détriment de ce qui l’entourait. Le conte de Philippe Descola (1)à propos de la tribu d’Amazonie qui se repent d’avoir tué trop de singes laineux (et ainsi d’avoir favorisé l’apparition de serpents) ne veut pas dire que ces braves Indiens d’Amazonie respectaient la nature, donc les bêtes, et moins encore les hommes, qu’ils torturaient, pelaient, équeutaient et bouffaient. Seulement, leur technique était insuffisante pour occasionner beaucoup de dégâts.Nous sommes bien plus funestes avec nos filets maillants qui raclent le fond des mers, ou avec nos bombes qui rasent Gaza, bien plus « efficaces ».

Il est probable que l’invention du langage fut le tournant décisif qui permit aux Homo sapiens de liquider la nature autour d’eux (« Tu as vu qu’il y avait un gros buffle derrière l’arbre? Je te l’envoie. »). Donc, quelle invention, quelle magnifique mutation, permettrait aujourd’hui de renverser les choses et de permettre à l’homme de respecter la nature (et de survivre, tout simplement) ? 

François Maris dans Charlie Hebdo - Septembre 2014

La séparation est notre lot

Il n'y a pas d'expérience plus commune, plus originaire ni plus constante. Tout ne commence-t‑il pas en effet par une séparation, puisque toute naissance suppose la perte de quelque union primordiale ? 
e l'un sentît sans que l'autre n'en fût aussitôt affecté. Tout leur était donc commun. Le mythe de la Genèse, lui aussi, a fait d'une séparation l'origine de notre histoire. Toute naissance est une césure. Tout commence par une perte.

Une locution caractérise bien cette expérience de distance et de séparation que nous faisons en naissant. Naître, dit-on, c'est venir au monde. Comme si nous venions d'ailleurs, c'est donc en étrangers que nous y pénétrons. Une telle séparation est inhérente à la structure de notre représentation. 

En venant au monde, nous y voyons en effet tous les autres assemblés, chacun à sa place, mais sans jamais pouvoir nous voir avec eux. Pour faire partie du monde, y prendre place, nous y faire enrôler comme tous ceux que nous voyons, il nous faut donc y obtenir le même statut qui les caractérise et, par conséquent, devenir pour eux ce qu'ils sont pour nous : des objets. Il nous faut donc devenir, nous aussi, déterminables, remarquables et prévisibles. C'est à quoi, d'ailleurs, nous ne cesserons de nous efforcer en cherchant à tenir un rôle sur le théâtre du monde, à occuper les regards et retenir l'attention.

Même en étant vus, toutefois, quelle assurance aurons-nous jamais de ce que les autres voient de nous ? Comment nous jugent-ils ? Quels sentiments éprouvent-ils à notre égard ? Quand ils s'aventureraient à nous en faire la confidence, quelle foi pourrions-nous d'ailleurs leur accorder ? Pas plus que nous ne saurons jamais ce qu'ils sentent, pas plus ne connaîtrons-nous rien de leurs pensées. Ayant la même versatilité que nous, il n'est telle sympathie qu'il n'ait suffi de quelques mois pour changer en inimitié. De même que le langage est ce qui permet le mensonge, de même n'y a-t‑il de mimique qui ne puisse être un grimage. L'image que les autres ont de nous, nous voilà donc condamnés à l'imaginer, sans qu'il n'y ait sourire, caresse ni serment qui puissent fonder aucune certitude. Voilà pourquoi, même de ceux qui nous sont les plus intimes, nous pouvons toujours tout soupçonner. Aussi proches que nous en soyons, nous en sommes toujours séparés.