» Quoi, dira-t-on, la persistance d’une pure poussière, d’une matière brute ; ce serait là la persistance de notre être ? Voyons, connaissez-vous donc cette poussière ? Savez-vous ce qu’elle est et ce qu’elle peut ? Apprenez à la connaître avant de la mépriser. Cette matière qui n’est maintenant que poussière et que cendre, bientôt dissoute dans l’eau, deviendra cristal, brillera comme métal, jaillira en étincelles électriques, manifestera sa puissance magnétique, se façonnera en plantes et en animaux, et de son sein mystérieux se développera cette vie, dont la perte tourmente tant notre esprit borné. Durer sous la forme de cette matière, n’est donc rien ?
dimanche 21 août 2016
Métempsycose
La métempsycose est le passage, le transvasement d'une âme dans un autre corps, qu'elle va animer. C'est la croyance selon laquelle une même âme peut animer successivement plusieurs corps soit d'humains soit d'animaux, ainsi que de végétaux : la transmigration des âmes peut intervenir non seulement dans l'humain (réincarnation) mais encore dans le non-humain, bêtes ou plantes, voire aussi minéraux, comme dans le judaïsme.
Illustration par Omar Khayyâm
Ce pot de terre jadis fut un amant passionné
Dont le coeur était captif des boucles d'une beauté,
Et cette anse qu'aujourd'hui tu vois à son col, c'était
La main dont il caressait le cou de sa bien-aimée.
samedi 20 août 2016
Avez-vous déjà vu une Vietnamienne en burkini ? Le chantage postcolonial ne passera pas
Si la France est coupable de tous les maux et que les anciens peuples que nous avons colonisés ont tous les droits de lui en vouloir, pourquoi tant d'immigrés, asiatiques ou maghrébins, présentent les signes d'une intégration réussie ?
Dans la polémique du burkini, la vulgate culpabilisatrice complaisamment relayée par certains médias comme Mediapart voudrait faire du Français un colon dans l’âme qui n’aurait pour objectif que de persécuter ses ex-colonisés, maghrébins en tête.
Disculper les islamistes
On connaît bien cette théorie animée par les Indigènes de la République ou le CCIF. Elle serait restreinte à ces groupuscules activistes, ce ne serait pas bien grave, mais elle est appuyée par de nombreux sociologues patentés comme Liogier ou Fassin à qui leurs passages répétés à la télévision a conféré une certaine autorité.
Cette théorie du colonialisme domestique et perpétuel ne vise pas tant à culpabiliser les Français non-immigrés qu’à disculper les auteurs des attentats qui seraient des révoltés contre un ordre injuste. Leur théorie a même trouvé un écho chez le Pape François qui voyait dans les djihadistes venus de Molenbeek des miséreux issus d’un ghetto.
Que cache vraiment le burkini ?
Le voile, la burqa et le burkini sont des chiffons dont se servent les Frères musulmans comme une stratégie de conquête de nouveaux territoires à islamiser.
Par Rachid Barnat
On assiste cet été, en France, à un débat sur le fameux «burkini» ! Des maires ont pris des arrêtés interdisant ce maillot à la plage et la justice en première instance leur a donné raison. Il n’est pas sûr que cela soit encore le cas devant le Conseil d’Etat. On doit donc essayer de raisonner le plus calmement possible.
Le sens d’un vêtement
On ne se placera pas évidement sur le terrain de l’esthétique ni celui de la mode car les goûts et les couleurs on sait ce que c’est; et on sait aussi à quelle extravagance peut se livrer la mode et la volonté de vendre !
Par contre, il faut interroger le sens de ce vêtement et on a, sur ce point la littérature des intéressées elles-mêmes. Que mettent-elles essentiellement en avant? On lit, sous des plumes de femmes qui portent le voile, l’idée que ce vêtement serait celui de leur «chasteté» (العفة) que certains «journalistes» confondent (involontairement?) avec «modestie», brouillant ainsi les pistes, et que certains intellectuels confortent en affirmant que c’est leur droit de porter ou non burqa et voiles; d’autres allant jusqu’à nous affirmer que le voile participe de leur combat féministe ! Qu’avec délicatesse ces choses là sont dites !
En vérité cette «chasteté» traduit l’idée que le corps de la femme est dans sa totalité assimilée à un objet sexuel dont elle ne doit laisser entrevoir la chair, sous peine de tenter les mâles en rut ! D’ailleurs pour convaincre les femmes de cacher leur corps, les prédicateurs leur expliquent que toutes les parties de leur corps sont honteuses («awra»), donc à cacher pour ne pas choquer les hommes. Et pour les convaincre, ils leur disent que leur voile les préserve de la lubricité des hommes puisqu’elles leur sont interdites («haram»), contrairement à celles qui ne se voilent pas et qui sont de ce fait permises («halal») aux hommes qui peuvent les violer comme le préconise une fatwa en la matière!
Et pour les séduire, les prédicateurs les qualifient de femmes pures, par opposition aux femmes non voilées qui sont évidemment impures, reprenant la thématique des vierges sages et des vierges folles.
Pour celles qui admettent un tel jugement émanant des théologiens islamistes, la logique voudrait qu’elles se cloîtrent chez elles. Mais les islamistes dans leur logique de conquête politique et idéologique, poussent le cynisme jusqu’à les exhorter à sortir et investir les espaces publics, en se servant d’elles comme porte-étendard de leur action politique. Car avec le voile en ville et le burkini à la plage, elles participent de l’élargissement de la visibilité des islamistes.
Et c’est cette raison qui fait problème car elle part de manière indiscutable de l’idée que la femme est impure, qu’elle est la «tentatrice» et que dans le fond elle ne peut pas diriger seule sa vie et doit être soumise aux mâles de sa famille pour la protéger des hommes : son père, ses frères ou son mari.
Que cache vraiment le burkini ?
Le voile, la burqa et le burkini sont des chiffons dont se servent les Frères musulmans comme une stratégie de conquête de nouveaux territoires à islamiser.
Par Rachid Barnat
On assiste cet été, en France, à un débat sur le fameux «burkini» ! Des maires ont pris des arrêtés interdisant ce maillot à la plage et la justice en première instance leur a donné raison. Il n’est pas sûr que cela soit encore le cas devant le Conseil d’Etat. On doit donc essayer de raisonner le plus calmement possible.
Le sens d’un vêtement
On ne se placera pas évidement sur le terrain de l’esthétique ni celui de la mode car les goûts et les couleurs on sait ce que c’est; et on sait aussi à quelle extravagance peut se livrer la mode et la volonté de vendre !
Par contre, il faut interroger le sens de ce vêtement et on a, sur ce point la littérature des intéressées elles-mêmes. Que mettent-elles essentiellement en avant? On lit, sous des plumes de femmes qui portent le voile, l’idée que ce vêtement serait celui de leur «chasteté» (العفة) que certains «journalistes» confondent (involontairement?) avec «modestie», brouillant ainsi les pistes, et que certains intellectuels confortent en affirmant que c’est leur droit de porter ou non burqa et voiles; d’autres allant jusqu’à nous affirmer que le voile participe de leur combat féministe ! Qu’avec délicatesse ces choses là sont dites !
En vérité cette «chasteté» traduit l’idée que le corps de la femme est dans sa totalité assimilée à un objet sexuel dont elle ne doit laisser entrevoir la chair, sous peine de tenter les mâles en rut ! D’ailleurs pour convaincre les femmes de cacher leur corps, les prédicateurs leur expliquent que toutes les parties de leur corps sont honteuses («awra»), donc à cacher pour ne pas choquer les hommes. Et pour les convaincre, ils leur disent que leur voile les préserve de la lubricité des hommes puisqu’elles leur sont interdites («haram»), contrairement à celles qui ne se voilent pas et qui sont de ce fait permises («halal») aux hommes qui peuvent les violer comme le préconise une fatwa en la matière!
Et pour les séduire, les prédicateurs les qualifient de femmes pures, par opposition aux femmes non voilées qui sont évidemment impures, reprenant la thématique des vierges sages et des vierges folles.
Pour celles qui admettent un tel jugement émanant des théologiens islamistes, la logique voudrait qu’elles se cloîtrent chez elles. Mais les islamistes dans leur logique de conquête politique et idéologique, poussent le cynisme jusqu’à les exhorter à sortir et investir les espaces publics, en se servant d’elles comme porte-étendard de leur action politique. Car avec le voile en ville et le burkini à la plage, elles participent de l’élargissement de la visibilité des islamistes.
Et c’est cette raison qui fait problème car elle part de manière indiscutable de l’idée que la femme est impure, qu’elle est la «tentatrice» et que dans le fond elle ne peut pas diriger seule sa vie et doit être soumise aux mâles de sa famille pour la protéger des hommes : son père, ses frères ou son mari.
jeudi 18 août 2016
«Ne soyons pas naïfs sur le symbole de cette étoffe» par Aalam Wassef
L'éditeur égyptien Aalam Wassef met en garde contre l'influence en France du wahhabisme, dont le burkini serait l'un des symboles.
- «Ne soyons pas naïfs sur le symbole de cette étoffe» par Aalam Wassef
Au lendemain de l’interdiction du port du burkini à Cannes puis en Corse, le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) a dénoncé un acte islamophobe et une atteinte à la liberté d’expression des femmes musulmanes. Cette dénonciation mérite qu’on s’y attarde et qu’on l’explique.
En adoptant cette position le CCIF s’érige en défenseur non pas «des musulmans de France», mais d’une mouvance extrémiste très singulière, le wahhabisme de France. Si le CCIF est libre de s’associer au wahhabisme par choix ou par ignorance, il est en revanche du devoir de l’État français d’en protéger l’ensemble de ses citoyens.
lundi 15 août 2016
Michel Onfray : critique de la biodynamie ou théorie du fumier spirituel
Cosmos, Ed. Flammarion.Chapitre 4 : Théorie du fumier spirituel
J’aime le vin et si j’avais pu boire une seule fois dans ma vie un bon flacon conçu selon les principes de l’agriculture biodynamique, je ne me serais pas interdit la philosophie de Rudolf Steiner, car sa pensée aurait été validée par ses produits. Hélas, je n’ai jamais bu de vin issu de la biodynamie qui ne soit une exécrable piquette. Quand je m’en ouvrais à tel ou tel qui voulait conquérir mon esprit par mes papilles (et il y en eut plus qu’à son tour), j’avais droit à deux types de réaction.Premier argument : mon palais était formaté par des années de scientisme qui me faisaient prendre pour bon ce qui était mauvais, il était donc normal que je prenne pour mauvais ce qui était bon. Mon jugement de goût était intoxiqué par la chimie, les sulfates, les engrais, mais aussi par le discours oenologique présenté comme idéologique. J’eus droit parfois à des discours qui faisaient d’Yquem, de Pétrus, de Margaux d’authentiques poisons qu’il fallait s’abstenir de boire, sous peine de cancer, qu’on devait s’empresser de verser dans le trou de l’évier !
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