samedi 10 mai 2014

Diana Damrau ~ Ave Maria (Bach/Gounod)



La petite histoire de l'Ave Marie de Bach/Gounod



un jour que, dans le salon d'attente de ses futurs beaux-parents, Gounod improvise nonchalamment une mélodie sur le piano à partir du premier prélude du Clavier bien tempéré de Bach, son beau-père, qui est violoniste, note la mélodie que Gounod a répétée deux fois, il la transpose à la quinte et, quand le jeune homme revient quelques jours plus tard, la lui joue au violon en lui demandant de l'accompagner au piano. Gounod, ravi, le remercie d'autant que le futur beau-père va plus loin : il vend la mélodie à un éditeur et donne bientôt à Gounod les 200 francs qu'il en a retirés ! 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là : quelque temps après, Gounod est séduit par la voix et par les courbes d'une de ses jeunes élèves, une certaine Rosalie Jousset. Pour pousser son avantage, il colle à la tendre mélodie des vers de Lamartine qui disent clairement à la jeune fille ce qu'il ressent. La jeune fille rougit, son sein se soulève à un rythme soutenu, sa respiration s'affole... Mais la mère de Rosalie s'émeut du tour pressant des leçons de Gounod et, découvrant le manuscrit de cette mélodie que le professeur a remis à sa fille, entreprend pieusement d'en remplacer les paroles par celles, latines, de l'Ave Maria... Gounod s'en amuse et décide d'adopter cette version: c'est ainsi qu'une mélodie sentimentale de circonstance, née d'une simple improvisation, devient un tube, ce fameux Ave Maria de Gounod, qui fera le tour du monde !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire